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Nouvelles de Scheutistes confinés dans le monde.


François Mouchet au Japon

Oui, ici aussi on est confinés : ce petit engin de virus continue encore à se développer, surtout dans les grandes villes . Tout près de Nibuno, 2 hôpitaux sont contaminés mais aucun cas n’est connu dans notre résidence. (Ndlr : François vit avec une dizaine de cicm dans une maison pour Scheutistes âgés). Pourtant ce ne serait pas étonnant si cela arrivait parce que la plupart d’entre nous ne sont pas conscients du danger . Le gouvernement demande d’éviter toute sortie inutile bien que jusqu’à tout dernièrement les magasins étaient ouverts alors que les écoles et églises ont été fermées rapidement mais il n’y a aucune répression prévue, aucune intervention de la police . Tout le monde se promène avec le masque mais les japonais y sont habitués . A Nibuno, nous nous faisons beaucoup de soucis pour les familles et amis sans vous oublier .


Patrick Masschelein à Hong Kong

Ici, ben, la vie continue vaille que vaille. Les écoles, églises, et autres lieux de foules, tout est fermé. J'ai dit les offices de la Semaine Sainte devant une caméra pour Facebook... Cela fait drôle de prêcher devant une caméra dans une église vide... Et c'est loin d'être fini, hélas. C'est dur aussi pour les familles, qui vivent dans un minuscule petit appartement dans les hauts buildings de Hong Kong. Un ordinateur (pour ceux qui en ont!) pour 4 à 5 personnes, du matin au soir, les conflits conjugaux se multiplient, personne n'a un jardin à Hong Kong, impossible, hélas. Prions pour que cette épidémie se termine vite. Bien le bonjour aux confrères,

Romain Mouton : République Dominicaine

Ici aussi c'est le confinement. Le couvre-feu c'est de 5 p.m. à 6 a.m. Pour le reste de la journée chacun est invité à rester chez soi et à ne sortir que si c'est strictement nécessaire... par exemple pour acheter de la nourriture. Pour les célébrations liturgiques on a les célébrations sans participation des fidèles et les transmissions à la TV et à la radio.


Ivo Vanvolsem : Kasayi

Le virus se propage lentement au Congo : actuellement, "seulement" 234 infections et 20 décès. Pas encore ici dans la région de Kasayi, mais dans l'ouest du pays (surtout à Kinshasa) et un peu à l'est (les provinces de l'Ituri et des deux Kivu). Nous prenons les précautions nécessaires : nous nous lavons les mains régulièrement, nous ne donnons plus la main pour saluer, nous ne rencontrons plus les célébrations religieuses et les sportifs, les écoles sont fermées et nous sommes priés d'éviter les voyages et les visites inutiles. Tout cela est difficile à réaliser par les gens d'ici !

Nous nous sommes habitués à toutes sortes de maladies et d'infections par des virus. Quelques chiffres officiels sur le Congo 2019-2020 : Paludisme : 16,5 millions de malades dont 17 000 morts ; La rougeole : 332.000 infections, dont 6.200 décès ; Choléra : 31 000 infections, dont 540 décès ; Ebola : la première épidémie a eu lieu en 1976, maintenant nous avons la dixième épidémie au Congo avec 2.265 décès. Cette épidémie touche à sa fin, mais on observe actuellement une résurgence dans l'est du pays. Et combien sont morts de tuberculose, de fièvre typhoïde, de fièvre jaune, d'amibiase, etc... Et de malnutrition ? Combien de personnes meurent dans les forêts après avoir fui un conflit armé ? Combien ne se font pas tuer par des armes ?

Tous ces désastres sont liés à des années de corruption : - Les hôpitaux sont difficiles d'accès car les routes et les ponts sont cassés. Où est l'argent destiné à la construction de routes ? - Qu'est-il advenu de l'argent destiné à l'équipement médical ? Sans électricité dans les centres de santé, ces équipements ne peuvent pas être utilisés. Si le personnel médical qualifié est souvent incompétent parce que les écoles médicales donnent une formation inférieure à la norme à cause des salaires trop bas et de la corruption pour obtenir des diplômes. Et où va l'argent des nombreuses et riches mines congolaises ? Et comment toutes ces armes ont financé les guerres congolaises ?

Tout le monde devrait maintenant se laver régulièrement les mains avec de l'eau et du savon. Mais beaucoup de gens n'ont pas assez d'eau, et le savon est trop cher pour beaucoup ! Pas de poignée de main et gardez vos distances les uns par rapport aux autres : très difficile ici : expliquez cela aux enfants de notre centre...qu'ils ne devraient plus se chamailler entre eux.... Nous voulons nous préparer à une épidémie et un confinement total et pour cela, il faudrait acheter de la nourriture en quantité, mais comment la conserver et… l’acheter ?


Felipe Banegas : Guatemala

Alors qu’il était à la maison provinciale, Felipe y a été confiné. Il avoue que cela ne le dérange pas car par chance, il avait pris son ordi et donc il a actuellement un peu plus de temps pour classer et organiser toutes les informations qu’il a recueillies sur les mouvements migratoires dans la région en direction du Mexique et USA. La circulation de la population est réduite, mais difficile à faire respecter, mais tout rassemblement interdit. Actuellement il y a peu de décès, mais ils craignent le pire.

Edouard Tsimba : Grand Séminaire de Bangui (Centre Afrique)

Il est également confiné dans une grande propriété vide, les étudiants partis. Il se trouve vraiment seul, car seul Scheutiste et les professeurs sont très souvent absents. Actuellement il n’y a qu’une vingtaine de victimes du Corona à Bangui, mais il semble que ce sont des personnes venant de l’étranger. Pour la population le confinement est presque impossible puisque les maisons sont fort petites, beaucoup d’enfants qui n’ont évidemment pas l’habitude de se laver les mains, surtout que le savons coûte cher. De plus, il faut sortir tous les jours pour acheter la nourriture au marché où il y a énormément de gens qu’on croise. Les transports en commun sont interdits, pas plus de deux personnes dans le taxi.

Brésil :

Situation extrêmement dangereuse, des centaines de morts, mais les régions atteintes différemment. Situation dangereuse car le président Bolsonaro s’inspire de son copain Trump aux USA : il faut à tout prix sauver l’économie et donc, il n’est pas question de confinement des industries ! Heureusement plusieurs gouverneurs de province ne le suivent pas, mais tout le monde est inquiet. La grosse difficulté vient de la vie dans les favellas où les enfants courent partout et non seulement les gens n’ont pas l’habitude de se laver les mains, mais pour cela, il faut de l’eau courante à proximité.

République Démocratique du Congo (RDC) :

307 cas sont confirmés le 18 avril, dont 25 morts. Le gouvernement a commencé lundi 6 avril au matin l'isolement et le confinement total du centre politique, économique et diplomatique de sa capitale Kinshasa, considéré comme l'épicentre de la pandémie de Covid-19. Les premiers cas confirmés ont été enregistrés à Gombe, à partir du 10 mars, souvent parmi des Congolais de retour de l'étranger, dans l'entourage même du chef de l’État Félix Tshisekedi. "Le choix de cette commune est lié au fait que c’est à partir de Gombe que le virus se répand petit à petit dans les autres communes", ont rappelé lundi 6 avril les autorités sanitaires dans leur bulletin quotidien. Des cas ont aussi été enregistrés dans l'est de la RDC, à Goma, Beni et Bukavu, des villes également isolées. Le trafic de bateaux sur le lac Kivu entre Goma et Bukavu -et l'île d'Idjwi- a été suspendu. Le port de masques artisanaux sera obligatoire à partir du lundi 30 avril dans tout Kinshasa (un délai de quelques jours à peine = une aubaine pour les policiers). PS : le Gouvernement avait voulu interdire à tout véhicule d’entrer dans Kinshasa, mais le lendemain il était obligé de lever cette interdiction, car sans les camions chargés de nourriture fraîche, les prix avait déjà doublé et la population aurait été condamnée à la famine !

Philippines :

Le président Rodrigo Duterte a demandé aux forces de l’ordre d’abattre toute personne à l’origine de « troubles » dans les régions placées en confinement en raison de la pandémie de coronavirus ! Au lieu de causer des problèmes, je vais vous envoyer dans la tombe, a-t-il tonné avant d’expliquer qu’après deux semaines de confinement, l’épidémie continuait de progresser. Heureusement, le chef de la police, a assuré jeudi que les policiers ne commenceraient pas à tirer sur les fauteurs de troubles. Le président a probablement trop insisté sur l’application de la loi en cette période de crise, a-t-il affirmé. Actuellement, il n’y a que quelques milliers de personnes détectées et plus d’une centaine de décès. Les mesures de quarantaine, qui concernent notamment les 12 millions d’habitants de Manille, ont entraîné la fermeture de la plupart des entreprises et l’arrêt de presque toutes les activités sociales, religieuses et commerciales.

Cameroun

Le Cameroun est le deuxième pays le plus touché d'Afrique subsaharienne, derrière l'Afrique du Sud. Il y avait 1017 cas répertoriés le 18 avril, dont 22 décès. Depuis l'annonce de mesures, comme la fermeture des frontières ou l'interdiction des rassemblements, par le Premier ministre Joseph Dion Ngute le 13 mars, le gouvernement s'est contenté jeudi 2 avril de les proroger. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDDHAC), l'une des principales organisations de la société civile, appelle les autorités à mettre en place un couvre-feu, exigeant un accompagnement financier pour les plus pauvres

Sénégal

Le Sénégal enregistre, au 18 avril, 350 cas de contamination au coronavirus, depuis la découverte d’un premier cas, le 2 mars dernier, a annoncé Docteur Alyose Waly Diouf, porte-parole du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Parmi ceux-ci, il y a 171 cas de rémission. Le pays déplore deux morts. Le premier, Pape Diouf, le célèbre entraîneur de football est décédé dans un hôpital de Dakar le 31 mars.

Tchad

33 cas sont déclarés le 18 avril, dont deux rémissions. Les autorités tchadiennes ont décidé de fermer les marchés, après avoir ordonné la fermeture des établissements d’enseignements, des bars et alimentations et des lieux de culte.

Angola

Au 10avril, le pays enregistre 19 cas de Covid-19 le 18 avril, dont 2 morts et 2 rémissions.

Zimbabwe

24 cas ont été déclarés au 18 avril dont trois morts Selon les autorités sanitaires, le premier patient est rentré le 9 mars dernier dans son pays via Johannesburg (Afrique du Sud), après un séjour à New York.

 


Cyrille Noël - par webMaster le 06/04/2020 @ 12:33

photo de Cyrille Noël

1933 / 2020

Être à l’écoute, c’est probablement ce qui a marqué le plus ses amis et toutes celles et ceux qu’il rencontrait durant toutes ces années au Congo. A l’occasion de son décès fin mars, une religieuse congolaise rapportait ces qualités d’écoute à l’époque où il était responsable de la communauté à Kangu. Mais cela n’empêche que pendant ses longues années de rectorat à l’ESEKA/Kangu et ensuite à la coordination des écoles à Lukula, il ne laissait pas passer les incartades et faisait respecter les règlements tout en restant humain.

C’est à Lamorteau, village situé entre Virton et la frontière française dans la Province belge du Luxembourg que Cyrille est né en mars 1933 (il est décédé 5 jours après son anniversaire). Mais ne dites surtout pas qu’il est Ardennais, car cette région est bel et bien la Gaume.

C’est en 1964, après des études en sciences pédagogiques à Leuven que Cyrille a fait ses premiers pas dans le diocèse de Boma comme directeur d’école primaire à Kidima pendant un an avant d’arriver au Petit Séminaire de Mbata Kiela comme professeur de français avant de prendre la direction de la fameuse école secondaire ESEKA à Kangu où il resta jusqu’en 1973.

A cette époque il est nommé à LUKULA à la coordination des écoles conventionnées catholiques du Diocèse dont il prendra la direction de 1982 à 1988. Mais ses qualités d’homme sérieux, pointilleux mais chaleureux le propulsent à un étage plus haut : la coordination des écoles catholiques de toute la Province du Bas Kongo à Matadi. C’est pour lui un déchirement, car il doit quitter ses confrères et ses amis de Boma pour vivre à Matadi dans la communauté des frères des écoles chrétiennes qui est devenue pour lui une nouvelle famille.

Une mission qui n’était pas sans risque ; ainsi lors d’un voyage pour assurer le transport de l’argent pour la paie des enseignants d’une région, il s’est fait agresser par des bandits qui certainement avaient été prévenus de ce voyage par des initiés. Peu après, c’est Mobutu qui s’est mis sur son chemin avec la nationalisation des écoles catholiques !

C’est ainsi qu’a pris fin son « parcours scolaire » pour revenir à son Kangu chéri comme économe de la Province avant d’en être le responsable jusqu’en 1996 quand il atterri à Kinshasa pour assumer la tâche d’économe de la Province jusqu’en 2.000.

Mais la Belgique avait également besoin d’un économe provincial et le choix tomba sur lui, tâche qu’il assumera pendant des années jusqu’à l’absorption de la province francophone par la néerlandophone en 2006. La maison provinciale de la rue Berckmans n’existant plus, il partit rejoindre la communauté à Embourg près de Liège. C’est là que pendant près de quinze ans, Cyrille passa son temps à des bavardages avec ses confrères ou amis venus en visite, mais il était devenu champion en mots fléchés, mots croisés, sudoku….

Tout doucement, il commença à décliner, et après plusieurs mois d’hospitalisation, il décida de nous quitter définitivement. Ses cendres reposeront au cimetière de Jambes auprès de ses deux oncles.

Jean Peeters

 


La revange des esclaves - par webMaster le 28/03/2020 @ 10:33

Tout le monde a vu à la TV l’arrivée d’une cinquantaine de médecins et infirmiers cubains membres du Cuba International Médical Brigade venus au secours de l’Italie. C’est en 1963 que cette brigade a été fondée pour venir en aide à l’Algérie. Mais ce que certains ont remarqué, c’est qu’une quinzaine des membres débarqués en Italie étaient noirs ou du moins fortement basanés, ce qui fait penser que plusieurs d’entre eux pourraient être des descendants lointains d’esclaves africains : la revange des esclaves sur les esclavagistes titrait un média congolais. En effet, déjà en 2014, lors de l’épidémie Ebola, Cuba a aidé 37 pays dont le Congo où ils ont fait merveille, et ces médecins ont combattu également le choléra à Haïti après le tremblement de terre.


NB: il faut cependant faire remarquer que ce personnel de santé est obligé de se porter volontaire pour ce genre de mission pour motif que leurs études ont été financées par l’État cubain. De plus, les soins de santé sont entièrement gratuits à Cuba pour les Cubains mais également pour tous les étrangers latinos en séjour légal ou pas. Il est vrai que cette brigade médicale international cubaine rapporte au pays plusieurs milliards de $ par an car présente dans une quarantaine de pays.

 

Depuis des années, plusieurs villages ugandais essayent d'être dédommagés pour avoir été expulsés de leurs terres, maisons détruites ainsi que l'hôpital et l'église : 

 

Afrique, s’il te plait réveille-toi
 
Publié par Odile Ntakirutimana AEFJN Mar 3, 2020 (Réseau d'Institut religieux missionnaires dont CICM fait partie) 
 
     En août 2001, les habitants des villages de Kitemba, Luwunga, Kijunga et Les Kiryamakobe (environ 4 000 paysans) du district de Mubende en Ouganda  étaient violemment expulsés de leur terre ancestrale de 2 524 hectares qu’ils habitaient depuis des années. L’armée ougandaise les a forcés à quitter leurs locaux parce que l’Autorité ougandaise pour l’investissement (UIA), organisme parapublic, voulait le louer au KCP (Kaweri Coffee Plantation), une Filiale à 100% de la NKG (Neumann Kaffee Gruppe) basée à Hambourg/Allemagne. L’expulsion a été décrite par les personnes expulsées comme particulièrement cruelle. Les habitants étaient menacés et forcés de partir sous la menace d’une arme et plusieurs des personnes expulsées ont été battues et meme d’autres y ont perdu leurs vies. Les habitants ont vu leurs maisons, leurs plantations de café et de maïs et tous leurs biens brûlés par les soldats. Cette destruction a inclus une clinique privée entièrement équipée de la communauté et six églises.
 
Plus de 2000 personnes ont été forcées de laisser derrière eux toutes leurs modestes possessions. Aucune des victimes n’a reçu de compensation, ni pour la perte de leurs terres, ni pour l’état d’extrême urgence qu’ils subirent dès l’expulsion.  Néanmoins, NG affirme avoir contribué à garantir le paiement des indemnités en versant une partie du bail à l’avance et en exigeant de voir les reçus des paiements d’indemnités – un tel engagement allait bien au-delà des obligations légales de l’entreprise car selon la loi ougandaise, le paiement d’une indemnité en cas de relocalisation est de la responsabilité exclusive du vendeur du terrain en question, il n’est ni de la responsabilité de l’acheteur ni de celle du preneur à bail.[1] Ceci veut dire que c’était la responsabilité du gouvernement. Mais cela n’excuse pas pour autant NG parce qu’il aurait dû se rendre compte qu’il y a eu des irrégularités et qu’il occupe un terrain à litiges.
 
Ces habitants expulsés ont engagé une lutte pacifique pour que justice soit faite ; ils ont entrepris des démarches judiciaires contre le gouvernement ougandais et Kaweri Coffee Plantation Ldt. Cependant, à de trop nombreuses reprises, la procédure judiciaire a été retardée, parfois à cause de manœuvres douteuses. Il est également très difficile de poursuivre la société mère allemande Neumann Kaffee Gruppe: «Il est encore aujourd’hui quasiment impossible, dans le système juridique allemand, de poursuivre une société allemande pour les violations des droits de l’Homme commises hors du pays. Le système légal allemand est à la traîne et ignore certaines réalités économiques et les violations de droits humains qui y sont liées »[2]. Les lacunes du système légal allemand ne suffisent pas pour excuser les violations que ses entreprises commettent en dehors de son territoire.  Et pourtant «c’est seulement en adoptant des lois appropriées qu’il sera possible de forcer les multinationales telles que Neumann à reconnaître leurs responsabilités et à y remédier dans des cas comme Mubende.»
 
Les expulsés doivent être compensés et les terres illégalement prises doivent leur être restituées ! Il est scandaleux que plus de 10 ans après l’expulsion, ni Kaweri et Neumann, ni le gouvernement ougandais, n’ait accordé la moindre compensation aux expulsés » conclut Gertrud Falk. FIAN continuera ses actions annuelles afin de rendre publique cette injustice et ce, jusqu’à ce que les expulsés soient dédommagés et leurs droits respectés. Jusqu’en décembre 2019, rien n’avait changé dans cette situation. Le porte-parole des victimes M. Baleke Kayiira Peter porte-parole des plaignants s’est engagé à garantir que les personnes expulsées soient entièrement indemnisées pour l’expulsion perpétrée illégalement par l’armée ougandaise.[3] Mais il n’a cessé de faire objet d’intimidations de la part des autorités. Le 16 décembre 2019, peu après avoir assisté à une audience du tribunal concernant les expulsions dans le district de Mubende en 2001, M. Baleke, a été détenu sans mandat d’arrêt et il a dû passer près d’un mois en détention. Libéré le 10 février 2020, sa sécurité est toujours menacée : « Ma liberté et ma vie sont toutes deux imprévisibles« , a-t-il regretté après sa libération.[4]
 
Il est temps si pas tard que le gouvernement ougandais trouve la solution à ce problème. Il a ratifié plusieurs traités internationaux de base sur les droits humains.    La situation à Mubende est une violation les lois internationales et nationales, en particulier celles qui reconnaissent les droits de l’homme à une alimentation adéquate, à l’eau, au logement, à la santé, à l’éducation, à une procédure légale régulière et à l’accès à un recours et à réparation des victimes. Il ne peut pas continuer à opprimer son peuple au nom des intérêts égoïstes sous couvert de développement. En 2015 le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies (CESCR) appelait l’État ougandais à prendre des mesures immédiates pour garantir que les droits des personnes expulsées de force du district de Mubende soient rétablis.[5]
 
Le cri de ces gens doit être entendu : « Vous construisez des plantations de café ultramodernes, vous récoltez sur nos terres, votre économie en Allemagne s’élève de plus en plus aux dépens des habitants, nous étions des seigneurs avant que vous ne nous envahissiez, nous avons perdu des frères, des sœurs aînés, nos conditions sanitaires empirent tous les deux jours, vous nous avez promis des compensations, vous nous avez promis des écoles, 20 ans plus tard, nous attendons toujours, et pourtant vous avez réalisé des milliards de chiffre d’affaires sur nos terres. Nous n’avons personne à qui crier, notre gouvernement nous a depuis longtemps abandonnés »[6]
Odile Ntakirutimana
 
 
 
 
 
 
 
AEFJN Policy Officer

HAÏTI EN CRISE - par webMaster le 26/01/2020 @ 11:58

 
 
 
 
SITUATION EN HAÏTI 
 
         Depuis quelques années, non seulement le pays ne s’est pas encore relevé des dégâts causés par le terrible tsunami, mais la situation sociale et économique s’est terriblement dégradée. L’inflation est galopante alors que les salaires restent stables, la minorité la plus riche de la population continue à s’enrichir au détriment des 90 % de la population.
       Les conséquences de cette situation sont terribles, car si l’opposition démocratique est de plus en pus forte et a obtenu plusieurs promesses à force de dialogue, elle est de plus en plus déstabilisée, car aucune de ces promesses n’ont été tenues. Personne ne croit plus au dialogue avec le Pouvoir. Tous veulent le départ du président, mais non seulement il tient bon, mais la communauté internationale ne réagit pas et les USA semblent plutôt le soutenir, du moins jusqu’à présent.
   
  Le résultat est que le mécontentement de la population est à son comble et certains groupes ont de plus en plus recours à la violence pour s’exprimer. On a vu comment en France, certains groupes de casseurs ont profité des manifestations des gilets jaunes pour s’adonner à des gestes violents.
 
     Ici, ce sont aussi des groupes de bandits qui s’organisent pour piller, voler, saccager rendant la vie difficile dans les grandes villes. D’autres se mobilisent pour essayer de bloquer l’économie, ce qui n’arrange rien.
 
     Le groupe cicm doit se réunir bientôt pour analyser la situation, et en tirer des conclusions. Les premières recommandations seront évidemment un appel à la prudence, surtout dans la capitale où les banques sont surveillées de près par des bandits qui ont des connivences avec des employés !
 
 
 
 
 
 
 

 

Originaire de Jambes (Namur), Max était parti pour la Chine après son ordination en 1947. Plus d'une fois il nous as raconté l'effroi qui les avait pris lors de l'atterrissage de leur avion, car il s'était crashé. Très vite cependant, la destination fut changée du fait de l'arrivée de Mao au pouvoir et de la persécution contre tout ce qui est étranger, en commençant par la religion. C'est au Japon qu'il vivra toute sa vie missionnaire et que probablement influencé par les conclusions de Vatican II, il prendra, comme d'autres CICM, la nationalité japonaise sous le nom de Kokage Minorou.

Après une quinzaine d'années, il est rappelé en Belgique afin d'assurer la mission de "socius" (n° 2 après le Maître des novices). En 1959 il devient responsable de la formation des novices à Jambes, mission qu'il assurera pendant plus de 10 ans.

De retour dans "son pays", il assure des tâches pastorales diverses avant de rejoindre la maison de repos de Nibuno où il décède ce 15 décembre 2020

 

 

 

 

 

 


 
 
 
 
DES MISSIONNAIRES SCHEUTISTES CHINOIS EN CHINE CONTINENTALE
 
    Hé oui, depuis plusieurs années déjà, quelques confrères Scheutistes Chinois sont à l’œuvre en Chine continentale. Ainsi, James Li (46 ans) œuvre dans la paroisse Jingbian, située entre les provinces de Shaanxi et de Mongolie Intérieure, dans le nord-ouest de la Chine Continentale. C’est une région dans laquelle les Scheutistes avaient été à l’œuvre il y a 150 ans, et jusqu’à présent, la population garde un très bon souvenir des missionnaires belges.
   
Mais leur nationalité chinoise ne les met pas à l’abri de tracasseries de l’administration. Ainsi, le petit orphelinat qui avait été créé par notre confrère a dû fermer ses portes avec comme motif qu’il y avait une chapelle dans le bâtiment. C’est ainsi que l’administration soupçonnait que cette institution avait pour but de laver le cerveau des enfants pour qu’ils deviennent catholiques !
 
Un autre confrère Chinois, Joseph Jin, 49 ans, est lui aussi a Jingbian, ou il s’occupe de la paroisse et de l’école gardienne. 
 
Un troisième confrère Chinois, Anthony Chen, 48 ans, est actuellement aux études à Taiwan.
 
Il y a aussi trois jeunes confrères Chinois qui sont en stage à Hong Kong, où ils apprennent le dialecte local, le Cantonais, et se préparent à leur future mission. L’un d’eux, Francis Zhao, 34 ans, est en train de terminer sa formation et il sera ordonné prêtre à Jingbian le 1er janvier 2020 par un évêque chinois évidemment.
 
Il faut préciser que si nos confrères sont très appréciés des chrétiens dans le pays, il n’en va pas de même en ce qui concerne l’administration et le Gouvernement. C’est ainsi que notre confrère Jeroom Heyndrickx qui se rend très souvent en Chine et travaille au rapprochement entre la Chine et Rome vient d’apprendre qu’il était désormais persona non grata dans le pays : sa demande de visa a été refusée. Espérons que cela s’arrangera avec le temps.
 
 
 
 
 

 
 
 
RENCONTRE DES FAMILLES À LA TOUSSAINT : samedi 9 novembre
 
      Chaque samedi suivant le 1er novembre, les familles des confrères décédés se retrouvent pour une Eucharistie, une visite aux cimetières, une tasse de café et un sandwich.
 
      Cette année, comme le samedi 2 novembre l’église sera occupée par la paroisse, nous nous retrouverons le samedi suivant 9 novembre pour l’Eucharistie à 10h30.
 
Si vous pensez venir, ce serait bien de le signaler au P. Adrien adrienrion2009@hotmail.com ou 04/667 81 24. Chapelle ND de Beauraing, 170 chaussée de Marche.
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
Notre confrère Godefroid Mombula Alekiabo vient d’être élu membre du Comité Directeur de Pax Christi International (PCI). 
 
Extraits de son interview dans DIA (revue de la Conférence Episcopale du Congo) août 2019: 
 
Il s’agit des 3 pays des Grands Lacs mais aussi de 38 organisations africaines membres de Pax Christi réparties sur 14 pays Africains (Kenya, Ouganda, Ethiopie, Soudan du Sud, Rwanda, Burundi, RDC, Zimbabwe, Afrique du Sud, Togo, Cameroun, Mali, Liberia, Tchad).
 (…)
Le réseau mondial des organisations membres de Pax Christi est fondé sur la conviction que la paix est possible et que des cycles vicieux de violence et d’injustice peuvent être brisés. Pax Christi International lutte contre les causes fondamentales et les conséquences désastreuses des conflits violents et de la guerre.
 
DIA : Vous faites votre entrée au Comité directeur de cette organisation catholique au moment où la paix est fortement fragilisée en Afrique en général et dans la région des Grands lacs en particulier, quelles seront vos priorités ?
 
Godefroid : L’Afrique en général et la région des Grands lacs en particulier, se caractérisent actuellement par une démocratie en déclin, une détérioration de l’espace civique et une instabilité croissante dans un contexte de gouvernance autoritaire et agressive ainsi que l’instrumentalisation de la jeunesse à la violence. Des conflits persistent et ont des effets profonds sur la sécurité des communautés locales et la stabilité des pays. Cela crée un cycle de guerres et de violence, et l’espace civique et public est beaucoup restreint.
 
Face à cette situation instable et préoccupante, le réseau Pax Christi des Grands lacs a adopté une approche régionale au lieu de se focaliser sur un seul pays. Ainsi PCI a initié le programme triennal axé sur la jeunesse (Renforcement des nouvelles générations à la NVA - Action non Violente - et à l’entrepreneuriat). Ce programme vise à former les jeunes à la non-violence active, à la culture de la paix et aider les jeunes défavorisés à s’engager dans l’entrepreneuriat, c’est-à-dire, créer des opportunités d’emploi, des activités génératrices de revenus.
 
DIA : Un message particulier à cette jeunesse africaine dont la majorité est dans le chômage et certains exploités par des groupes rebelles.
Godefroid : Les jeunes sont les acteurs clés du changement dans la société. Eduquer et former la jeunesse à la NVA et à la culture de la paix est un outil puissant pour prévenir les conflits et combattre la violence.
 
Je suis convaincu que les jeunes formés à la NVA et à la paix, imprégnés des valeurs positives et évangéliques, deviendront des catalyseurs du changement dans leurs propres communautés et contribueront de manière significative à la restauration d’une culture de paix, de réconciliation et de tolérance dans leurs localités et leurs pays.
 
Propos recueillis par Junior Kitambala
 
 
 
 
 
 

Cinq prêtres enlevés en RDC - par webMaster le 01/10/2019 @ 21:35

 

TROIS PRETRES DISPARUS EN 2012 ET DEUX EN 2017

On n'en parle pas parce que c'est loin, mais voici déjà 7 ans que 3 pères assomptionistes Ndulani, Kishagu et Wasukundi ont été enlevés  dans le Nord Kivu par des bandes de rebelles. Depuis le mois d'octobre 2012, il n'y a aucune nouvelle, personne ne sait ce qu'ils sont devenus.

En juillet 2017, ce sont deux abbés qui ont été enlevés :  Charles Kipasa et JP. Akilimla. Cela s'est passé dans une paroisse du Nord Kivu, diocèse de Butembo-Beni. Ils étaient en compagnie de séminaristes dans le presbytère l'orsqu'une bande non identifiée a fait irruption et a rossé tout le monde avant d'amener avec eux les deux prêtres. Depuis, personne n'a aucune nouvelle du lieu où ils seraient et s'ils sont encore vivants.

De plus, un abbé qui était en poste dans le diocèse de Tournai en Belgique n'est jamais revenu de son congé au Kasaï en 2018. Quand on connaît le nombre personnes massacrées dans cette province, toutes les craintes sont permises.

 

 

 

 

 


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