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Canonisation Mgr Romero 14 octobre - par webMaster le 20/09/2018 @ 12:42

 
 
 
MONSEIGNEUR ROMERO : PROPHÈTE ET MARTYR D'AMÉRIQUE
Canonisé dimanche 14 octobre à Rome
 
Oscar Arnulfo Romero y Galdámez est né à Ciudad Barrios, département de San Miguel, République du Salvador le 15 août 1917. Son père était télégraphiste et sa mère femme au foyer. Tout jeune, il comme l'apprentissage de la menuiserie, mais à treize ans, il entre au petit séminaire de San Miguel puis au grand séminaire de San José de la Montaña à San Salvador. En 1937, il est envoyé à Rome pour compléter sa formation sacerdotale.
Ordonné prêtre à l'âge de 25 ans à Rome en 1942, il était extrêmement charitable et dévoué. Il n’acceptait pas de cadeaux dont il n'avait pas besoin pour sa vie personnelle. Par exemple, un lit bien confortable qu'un groupe de dames lui avait offert : il l’a donné à quelqu’un qui en avait besoin et a continué à occuper un lit très simple.
 
Le 25 avril 1970, il est ordonné évêque auxiliaire de San Salvador et le 15 octobre 1974 il est nommé évêque titulaire du diocèse de Santiago de María. 
En juin 1975, c’est massacre dit de "Las Tres Calles" dans son diocèse : des paysans qui revenaient d’une cérémonie religieuse ont été assassinés sans aucune pitié et il y avait des enfants innocents. Le rapport officiel a parlé de personnes subversives présumées armées, mais les "armes" en question n'étaient rien d’autre que des Bibles que les paysans portaient sous leurs bras. À cette époque, les prêtres du diocèse demandèrent à Monseigneur Romero dénoncer publiquement ces assassinats et de les attribuer à l’armée, ce qui était vrai. 
Mais ce que Mgr Romero ne comprenait pas à l'époque, c’est que derrière les autorités civiles et militaires et derrière le Président de la République lui-même - un ami personnel - il y avait une structure de terreur qui éliminait tous ceux qui refusaient la domination du pays par les secteurs les plus riches. À cette époque, Mgr Romero, avait encore innocemment confiance au gouvernement. Mais peu à peu, il a commencé à comprendre la dure réalité de l'injustice et à réagir.
 
C’est dans ce climat d'injustice, de violence et de terreur que Mgr Romero a été nommé Archevêque de San Salvador le 3 février 1977. Le mois suivant, le Père Rutilio Grande est assassiné à Aguilares avec deux paysans. C’était un prêtre profondément croyant, engagé avec son peuple et ami de Mgr Romero. Cette mort le marqua profondément. Après cet assassinat, d'autres prêtres et laïcs engagés furent également été assassinés.
 
Face à cette situation, Mgr Romero réagit violemment et devint ardent défenseur des droits humains, en particulier ceux des plus démunis. C’est ce qui l'a conduit à dénoncer régulièrement la violence et devenir ainsi la voix des sans-voix, le berger du troupeau que Dieu lui avait confié, particulièrement les pauvres et les marginalisés. 
Dans ses homélies dominicales, il dénonçait les violations des droits de l'homme et exprimait publiquement sa solidarité avec les victimes de violences. Dans son église, il lisait les événements du pays à la lumière de l'Évangile, c’était comme une lueur d’espérance en vue de changer les structures de terreur qui régnaient dans le pays. 
 
Suite à ces dénonciations, il dut faire face à de vastes campagnes d’opposition, ce qui le faisait souffrir. Chaque jour, des journaux publiaient des éditoriaux ou autres articles payant dans lesquels lui et ses prêtres étaient insultés, calomniés et leur intégrité physique menacée.
 
Le 9 mars 1980, dans la Basilique du Sacré-Cœur de Jésus, une mallette noire est découverte sous le maître-autel. Une bombe constituée de barres de dynamite commerciale qui devait être activée lorsque Mgr Romero célébrerait une messe.
 
Le 23 mars 1980 dimanche des Rameaux, un jour avant sa mort, Mgr Romero prononça une homélie courageuse adressée à l'armée et à la police : appel énergique à toutes les forces armées.
 
Je voudrais faire appel, d'une manière spéciale aux militaires et plus particulièrement à la Garde nationale, la police, les militaires.... Mes frères militaires, ces gens viennent de la même ville que vous. Certains parmi vous tuent leurs propres frères paysans. Or quand quelqu’un donne l'ordre de tuer, la loi de Dieu dit : "Ne pas tuer". Aucun soldat n'est obligé d'obéir à un ordre contre la loi de Dieu. À une loi immorale, personne n'est obligé d’obéir. Il est temps pour vous de retrouver votre conscience et de lui obéir plutôt qu'à l'ordre de commettre le péché. L'Église, chargée de diffuser la Loi de Dieu et de protéger le droit de chacune des personnes, ne peut rester silencieuse face à une telle abomination. Nous voulons que le gouvernement prenne au sérieux le fait que ses réformes sont inutiles si elles sont entachées d'autant de sang. Au nom de Dieu donc, et au nom de ce peuple souffrant, dont les lamentations de plus en plus tumultueuses s'élèvent vers les cieux, je vous en supplie, je vous en supplie, je vous ordonne au nom de Dieu : cessez cette répression.
 
Le lendemain du dimanche des Rameaux, le 24 mars 1980, Mgr Romero est assassiné d'un coup de feu très précis alors qu'il célébrait l'Eucharistie dans la chapelle de l'hôpital La Divina Providencia. Un tireur d'élite caché dans voiture rouge l’a touché au cœur quelques instants avant la Consécration, il avait 62 ans. 
 
Mgr Romero vivait dans un petit appartement tout simple, transformé aujourd'hui en petit musée. Il est situé derrière la chapelle de l'hôpital Divine Providence, dédié aux soins des patients cancéreux à faible revenu.
 
C’est dans cet appartement de 4m sur 6 que, l'archevêque réfléchissait, écrivait et se reposait après ses tâches quotidiennes. Aujourd'hui, le lieu recèle les trésors laissés par l'évêque martyr : ses tuniques, ses documents, ses enregistrements et ses livres. Ce lieu est baptisé Centre Historique Monseigneur Romero.
 
Sa dépouille repose dans la crypte de la cathédrale métropolitaine de San Salvador, juste sous l'autel principal dans un mausolée qui porte son nom. Le monument funéraire est une statue en bronze qui représente le corps de Romero entouré de quatre anges qui symbolisent les quatre évangiles. Il a été offert par la Communauté de Sant'Egidio.
 
Le 24 mars 1990, la cause de canonisation de Mgr Romero a commencé. En 1994, il a reçu le titre de Serviteur de Dieu. Le 3 février 2015, il a été reconnu comme martyr pour la haine de la foi lorsque le décret de martyr a été approuvé par le pape François. Le 23 mai 2015, il a été béatifié sur la place Salvador del Mundo à San Salvador. Selon les estimations des médias catholiques, quelque 300 000 personnes de 57 pays avaient participé à cette célébration. Au Salvador, c’est la première personne élevée sur les autels. C’est également le premier archevêque martyrisé d'Amérique.
 
Le 19 mai 2018, le Pape François a annoncé qu'il serait canonisé le 14 octobre 2018 sur la place Saint-Pierre, Cité du Vatican.
P. Felipe Banegaz  cicm
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
Nouvel assassinat d’un prêtre catholique aux Philippines
 
Le père Richmond Nilo est le troisième prêtre assassiné dans l’archipel en six mois.
Dimanche soir 10 juin, le père Richmond Nilo a été abattu par deux hommes armés alors qu’il était en train de se préparer à célébrer la messe dans la chapelle Nuestra Senora de la Nieve, dans la ville de Saragozza. Il a été atteint de quatre tirs, et ses assassins n’ont pas encore été identifiés.
 
Selon la conférence épiscopale, le père Nilo est le troisième prêtre philippin assassiné depuis décembre 2017. Le père Mark Ventura avait été tué le 29 avril dernier alors qu’il est en train de bénir des enfants lors d’une messe dans la province de Cagayan. Le 4 décembre, le père Marcelito Paez avait été tué à Jaen après avoir contribué à la libération d’un prisonnier politique. Par ailleurs, il y a moins d’une semaine, un prêtre avait été blessé lors d’une fusillade dans la ville de Calamba.
 
Ce nouveau drame intervient dans un contexte particulièrement difficile pour l’Église catholique aux Philippines, confrontée à la politique ultra-répressive menée par le président Rodrigo Duterte, qui a mené à une certaine banalisation de la violence en autorisant et même en encourageant des exécutions sommaires par milliers, sous prétexte de lutte contre la drogue. Le chef de l’État philippin, pays pourtant très majoritairement catholique, a multiplié récemment les attaques verbales contre l’Église.
 
Un diocèse philippin dénonce la «persécution verbale» contre l'Église catholique
L’archidiocèse philippin de Lingayen-Dayupan demande officiellement dans un communiqué la fin des provocations verbales du président Duterte. «Implorons la grâce de Dieu pour qu’elle touche le cœur du président des Philippines, afin de stopper la persécution verbale contre l’Église catholique, car de telles attaques peuvent encourager inconsciemment plus de crimes contre les prêtres», écrit l’archevêque local, Mgr Socrates Villegas, par ailleurs président de l’épiscopat philippin, avec d’autres membres du clergé. «Ils sont en train de tuer notre troupeau. Ils sont en train de tuer les bergers. Ils sont en train de tuer notre foi», est-il écrit dans ce communiqué.
 
L’archidiocèse a décrété une “Journée de Réparation”, le 18 juin, huit jours après l’assassinat du père Nilo. Les prêtres qui célèbreront la messe devront porter un étole violette, en signe de pénitence, et le clergé comme les fidèles devront vivre une journée de jeûne et d’abstinence. «Toutes les cloches des églises devront sonner pendant quinze minutes à six heures du soir le 18 juin, pour commémorer le moment auquel le frère Richmond Nilo a été tué», est-il précisé.
 
 
 
 
 
 
 
 

Deux fois par an, nous nous réunissons afin de partager sur le thème afin de nous encourager et nous informer.

 

RENCONTRE COJUPA 4 mai 2018
Prochaine à Foy-ND le jeudi 11 octobre à partir de 10h
 
Cette fois, c’est à FEXHE près de Liers en province de Liège chez Nicolas que nous nous sommes retrouvés et le partage a été particulièrement riche. Il est impossible ici d’en reprendre l’entièreté, mais au moins les grandes lignes.
 
Couloir humanitaire
     Nous savons que depuis un an des visas ont été obtenus pour 150 Syriens qui avaient fui leur pays et se trouvaient dans des camps de réfugiés au Liban, Turquie… Une action soutenue par les différents cultes reconnus en Belgique. Les autorités belges s’occupent du contrôle de sécurité et de la délivrance des visas humanitaires. Les cultes reconnus prennent en charge l’accueil et l’accompagnement en vue de favoriser l’intégration. . Jusqu’à présent 38 personnes (dont 11 familles) sont arrivées ; les 112 réfugiés arriveront dans les prochains mois. 3 familles ont été accueillies par le diocèse de Liège (Sant’Egidio et Caritas).  De leur côté, les communautés chrétiennes et autres se mobilisent pour récolter les fonds afin de les soutenir, car ces familles n’ont droit à aucune aide du CPAS tant que leur candidature n’a pas été acceptée. Parmi ces candidats, certains avaient un métier chez eux : coiffeur, fleuriste…
 
À Malines, près de 150 personnes avaient déjà bénéficié de ce service de Sant’Egidio, mais il s’agissait de chrétiens victimes de la persécution. Aujourd’hui, ce « couloir » ne fait plus de différence de la religion.
 
Plateforme citoyenne
      Une formidable démonstration de solidarité (ndlr : qui montre que s’il y a de moins en moins de pratiquants dans les églises, il y en a toujours dans la vie, même s’ils ne sont pas « croyants »). Plusieurs fois Jean en a fait loger 3 chez lui sur des matelas à terre, mais a arrêté, étant donné le nombre de bénévoles qui le font. Certains viennent même de Liège ou autre part pour les accueillir plusieurs jours.
 
      De son côté, avec l’accord du recteur, Jan Raquet a accueilli provisoirement une personne sortie de prison avec un bracelet électronique. Ces personnes ne peuvent bénéficier de cet avantage que s’ils ont un domicile et un téléphone fixe à portée.
 
La nouvelle nomination de Félicien comme responsable du sanctuaire de Foy-ND près de Dinant a été l’occasion de beaucoup de questions : différence entre paroisse et sanctuaire, nombre de pèlerinages, leur origine etc…. Si Félicien a moins de travail au niveau de la paroisse, il a en a plus par rapport au sanctuaire.
   
     Régulièrement, des pèlerins lui demandent des prières ou imposition des mains en vue de leur guérison. En effet, les murs du sanctuaire sont couverts d’ex-votos en remerciement pour des guérisons. Mais Félicien refuse de tomber dans le piège, et délicatement il renvoie les personnes à leur foi personnelle, et rappel est fait que le ministère d’exorciste est réservé à une personne dans le diocèse.
Mais il reste en contact avec les groupes de jeunes qui s’étaient créés dans sa paroisse précédente. Il y a le groupe de jeunes supporters du Standard de liège, mais il y a aussi un groupe de jeunes plus âgés et mieux structurés attentifs aux problèmes de justice et développement dans le monde. En réfléchissant sur le thème de la paix, ils se sont rendu compte que c’est le mensonge qui provoque bien souvent des troubles. 
 
    Ils sont déjà allés au Gabon et au Congo Brazza, chaque fois avec du matériel acheté en Belgique : pots de couleur, livres …. L’objectif est de travailler le matin avec les jeunes de la région et participer à des ateliers l’après-midi. Ce sont des rencontres très positives pour tous. Ils voulaient aller à Kin cette année, mais la situation et le manque actuel de moyens les en a dissuadés.
 
Responsable de l’UP, Nicolas a bien plus de travail qu’auparavant, mais il reste toujours attentif à la St Vincent de Paul créée à l’époque par Luc Lohest. Les personnes en parlent encore souvent. Il ne s’agit pas simplement de distribuer de la nourriture, mais aussi d’aider les personnes à s’en sortir. Un bénévole reçoit ceux qui le demandent pour des questions par rapport à leurs droits, les démarches à faire ou simplement déchiffrer le charabia des documents administratifs.
   
Nicolas précise que depuis le départ d’un bénévole assez agressif, l’ambiance générale est de loin meilleure. En effet, pour cette personne, il fallait aider prioritairement les personnes d’origine belge, les autres ne sont que des profiteurs. Heureusement il a donné sa démission.
 
À Liège, l’opération Thermos a fermé ses portes puisque c’est uniquement en hiver qu’ils se mobilisent. Pourtant, un groupe de bénévoles a organisé avec Jacques un « thermos-dimanche ». Ils avaient remarqué que le dimanche, tous les restaurants sociaux et lieux d’accueil sont fermés et les gars errent dans la ville.
     
C’est dans le local de Thermos près de la gare du Palais qu’ils avaient commencé à distribuer des repas. Malheureusement, ils ont dû fermer provisoirement à cause de la violence : pas celle des personnes aidées, mais celle venant d’un groupe de jeunes de 20 à 30 ans. Ils veulent passer avant tout le monde, provoquent les personnes et créent un grand désordre et des bagarres. La police a été appelée plusieurs fois. Actuellement les bénévoles attendent et réfléchissent.
    Il faut noter que dans la gare centrale à Bruxelles, lors de la distribution de nourriture, Thermos a été affronté exactement au même problème et au même type de personnes. Heureusement, comme la distribution se faisait dans un lieu public, la police pouvait passer beaucoup plus régulièrement. Aujourd’hui Thermos/Bruxelles a changé de lieu, mais bénéficient toujours d’une garde bien stricte.
 
Bâtiments vides
    Il y a une vingtaine d’années, l’évêque de Bruxelles avait ordonné un audit concernant les propriétés des Fabriques d’église autres que les lieux de culte. Un audit plus ou moins semblable avait été ordonné pour les bâtiments appartenant à des congrégations religieuses ou monastères. 
 
Cet audit a révélé que plusieurs Fabriques d’église continuaient à entretenir des bâtiments inoccupés, de même que des congrégations religieuses. Par après, l’évêché a été plus loin en créant une agence immobilière sociale afin d’aider ces fabriques et congrégations à mettre en valeur leur patrimoine et une agence immobilière sociale a été créée : AIS Frédéric Ozanam (fondateur de St Vincent de Pol)
 
De son côté, le diocèse de Liège se lance dans une vaste opération « Objectif 2020 directoire diocésain pour la gestion du temporel des cultes ». NB : à la lecture du document publié par le chanoine De Beukelaer, il semble qu’il s’agisse prioritairement des bâtiments liés au culte comme les églises et secondairement des presbytères, mais pas d’éventuels autres bâtiments comme dans certaines paroisses de grandes villes. Plus tard peut-être ils s’intéresseront peut-être à certains bâtiments appartenant à des Instituts religieux.
 
Prochaine rencontre chez Félicien à Foy-ND. La gare de Dinant n’est pas loin : JEUDI 11 OCTOBRE A PARTIR DE 10 h.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Lettre des prêtres Congolais - par webMaster le 29/04/2018 @ 15:27

MOT DES PRETRES, RELIGIEUX ET RELIGIEUSES KINOIS A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DES OBSEQUES DES VICTIMES DE LA MARCHE PACIFIQUE DES CHRETIENS du 21 Janvier 2018.
 
Eminence Cardinal Archevêque ; 
Excellences Messeigneurs les Evêques Auxiliaires,
Distingués invités,
 
Nous prenons la Parole au nom du presbyterium et de tous les consacrés œuvrant dans l’archidiocèse de Kinshasa pour nous adresser au pouvoir actuel de notre pays à l’occasion des funérailles ecclésiastiques des victimes de la marche pacifique des chrétiens du 21 Janvier 2018. Il est vrai que nous nous  sommes rassemblés aujourd’hui pour prier en faveur de ces derniers morts dont une fille qui se préparait à se consacrer à Dieu pour servir les pauvres.  Il est aussi vrai que lorsque nous pleurons ces morts du 21 Janvier, nous sentons remonter en nous, les douleurs causées par les tueries du 31 décembre 2017 et le massacre de beaucoup d’autres  congolais (plus de Huit millions parmi lesquels les évêques, les prêtres, les religieux et les religieuses)  qui sont morts partout dans notre pays depuis le début de la tragédie que nous situons  en 1997. Nous sommes venus prier pour que le sang de ces dernières victimes mêlé au sang de nombreux congolais massacrés innocemment ne reste pas sans féconder les efforts de survivants que nous sommes.
 
Oui, lorsque nous pleurons et prions pour ces dernières victimes, nous nous rappelons aussi l’amertume des souffrances morales et physiques que le pouvoir en place fait subir aux chrétiens et aux prêtres depuis le 31 décembre 2017. Nous sommes devenus la cible de leur terreur. Une terreur jamais connue dans cette ville qui est allée jusqu’à déshabiller publiquement un prêtre, des prêtres sont fréquemment molestés, insultés même à travers les medias de l’Etat, brutalisés et kidnappés en plein exercice de leurs services pastoraux,   etc. Des cures et couvents constituaient des endroits les plus sécurisants sont devenus des lieux d’insécurité. Aujourd’hui à 2h les prêtres de Saint Théophile de Kimbanseke ont été dévastés par des bandits. C’est du jamais vu dans cette ville. Quel sacrilège et quelle indignité pour un pays majoritairement chrétien.
 
C’est du dedans de cette lamentation que nous les prêtres, religieux et religieuses voudrions, à l’instar des prophètes de l’Ancien Testament, de Jésus-Christ lui-même et de ses apôtres, pleurer sur la ville de Kinshasa et sur ses dirigeants politico-administratifs, civils et militaires. Nous portons le combat de la libération du Congo à son niveau mystique. Nous voudrions pleurer sur ce pays la République Démocratique du Congo et sur ses dirigeants ainsi que leurs alliés locaux et internationaux. Nous versons nos larmes en notre qualité de Prêtre, de Prophète et de Roi. Nous sommes des milliers de Congolais qui avons fait le sacrifice de notre vie à Dieu pour le service de plus pauvres. Nous œuvrons sans but lucratif et nous nous dévouons à offrir tous les jours des sacrifices spirituels et des services sociaux dans des conditions inacceptables pour le bien de ce pays.
 
 Nous ne sommes pas des politiciens, nous ne sommes ni de gauche ni de droite. Nous sommes des prêtres et entant que tels, nous avons la mission prophétique de veiller sur la bonne marche de la cité. Cette mission prophétique qu’aucun politicien sensé n’ignore est légale. Malgré les grandes études que fait le prêtre, il ne se dérobe pas de la mission que le Christ lui a confiée. Il est toujours à coté du peuple. C’est ainsi que le prêtre peut s’exprimer sur la situation actuelle avec beaucoup de certitudes. Le prêtre voit la lumière où vous voyez l’obscurité, il voit l’avenir où vous voyez le néant, il voit l’espérance quand vous parlez de doute, il est sans peur quand vous vous versez dans l’anxiété, il s’ouvre à l’amour lorsque vous vous enfermez dans la haine.
   
Si, en effet, vous les dirigeants sentez l’obligation de réprimer dans la violence le droit du peuple à la manifestation, tolérez aussi que le prêtre ait l’obligation de dénoncer cette barbarie. Nous sommes conscients de la confiance que vous faites à vos armes pour réprimer les pauvres qui crient leur souffrance et leur désolation. Mais soyez en sûrs, à vous les armes et à Dieu la victoire. Dieu est amour. Nous croyons à son amour. La haine qui envahit aujourd’hui les cœurs de beaucoup de nos dirigeants n’influencera en rien l’amour du Christ qui habite le cœur du prêtre. Car le Christ est toute bonté. Nous vous recommandons d’éviter toute sorte de stratégie inspirée par la peur, la malveillance,  la haine, l’égoïsme, la déloyauté. Inspirez-vous par l’amour. Regardez autour de vous. Vous ne voyez rien ? Regardez à votre intérieur. Vous ne sentez rien ? Le mal a pris possession de notre cité. Un mal qui évolue comme un virus dans le cœur de tout le peuple. Heureusement il y a encore les fils du pays, les vrais fils du pays qui tiennent encore les torches allumées dans ce tohi-bohi d’obscurité. 
 
Le prêtre joue son rôle. Il ne se taira jamais parce que vous l’avez molesté ou avez tué son confrère. Nous avons un devoir sacré de prier pour le pays et ses dirigeants, de les accompagner par nos sages conseils éclairés par la Parole de Dieu. Nous avons également  le droit de dénoncer les dérives des gestionnaires du pays pour préserver l’avenir de la cité contre les maux multiformes qui caractérisent la gestion calamiteuse de notre pays comme nous le déplorons tous depuis ces dernières années.  C’est fort de cela, que nous soutenons l’action du Comité Laïc de Coordination tendant obtenir l’application intégrale des accords du 31 décembre 2016. Comment alors comprendre que l’exercice d’une telle noble mission provoque la violence et poussent les dirigeants du pays à s’en prendre aux prêtres ? Les dirigeants politico-administratifs, civils et militaires de cette ville et de ce pays qui se livrent à ce sacrilège savent-ils qu’ils se rendent coupables de peines spirituelles qui peuvent leur être infligées par le pouvoir sacerdotale dont les prêtres sont porteurs ? Nous en appelons donc à la conscience de chacun. On ne protège pas son pourvoir par des actes de sacrilège et de profanation. Pour votre délivrance, vous qui avez commis et qui commettez encore des profanations à l’endroit du sacré par vos actes, vos projets, vos propositions ou vos interventions dans les médias, passez au confessionnal. Beaucoup parmi vous êtes catholiques. Vous connaissez bien l’Eglise ou par votre foi ou par la formation intellectuelle reçue. Il ne peut y avoir l’inadéquation entre la foi que vous proclamez à l’Eglise et l’exercice de votre pouvoir temporaire. 
 
Quant à nous, prêtres, religieux et religieuses, nous vous pardonnons. Nous sommes les hommes de Dieu. Il ne faut pas chercher à nous intimider par des mensonges dans les médias, les appels de menaces à la mort, des arrestations arbitraires, des projections pour nous tendre des pièges afin qu’on vous laisse tranquille. Il faut plutôt instaurer la justice et le droit. Vous verrez que vous serez satisfaits et fiers de vos œuvres. Dans la situation actuelle, personne n’est à l’aise. Cherchons la voie de l’amour et non des armes. Travaillez pour le bien-être de tous et non pour l’argent. Battons-nous pour construire la vérité et non le mensonge. Quelque soit la falsification, la vérité trouve toujours son sentier. Cessez de gaspiller vos énergies pour vous renseigner sur nous. Car vous ne trouverez rien d’autre sinon ce que vous connaissez déjà du prêtre ou de la religieuse. Nous allons continuer à prier pour vous et pour l’ensemble de notre pays. C’est pourquoi prêtres, religieux et religieuses se concentreront à des exercices spirituels spéciaux pour l’expiation des péchés de tous ceux qui ont nui à l’Eglise et aux innocents durant cette période difficile. Une intention particulière est réservée aux  dirigeants de cette ville et de ce pays. Et voici notre agenda.
 
Mercredi 14 février : mercredi des cendres journée de sacrement de pénitence 
Du jeudi 15 au samedi 17 février : 3 jours de jeûnes et prières avec des thèmes répartis de la manière suivante : jeudi 15 (pour ceux qui nous font souffrir), vendredi 16 (pour les chrétiens persécutés) et samedi 17(pour la paix et la justice).
 
Les prières de ces trois jours sont aussi en connexion avec nos pères les évêques qui seront en session extraordinaire de la Cenco.
Vendredi 23 : journée de prière par la recommandation du Pape
 
Nous demandons aux fidèles d’être du même cœur avec leurs prêtres
 
Que vive notre Dieu
Que vive notre Eglise
Que vive l’Etat de droit en RDC
Au nom de tous les prêtres, religieux et religieux nous vous remercions. 
 
Abbé Jean-Marie KONDE (rapporteur)
 
 
 
 
 

 

A l'occasion des 150 ans de sa mort : une expo/web créée par le Kadoc qui conserve toutes nos archives.

L'abbé Théophile Verbist (1823-1868) a fondé et inspiré la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (Congrégation Immaculée Cordis Mariae, CICM), communément appelée missionnaires de Scheut. Cette exposition illumine sa vie, ses efforts missionnaires en Mongolie intérieure et le développement de la congrégation après sa mort.

http://heron-net.be/kadoc/exhibits/show/tverbist_en

 

 

 

 

 

 


Revue missionnaire carolo - par webMaster le 10/03/2018 @ 15:04

Pour info, mais sans la mise en page ni les photos !

 

Cinquante neuvième année         N° 1: mars 2018
 
 
 
MARIE CHRISTINE HARPIGNY MISSIONNIRE LAÏC À  KIKWIT
 
Elle était passée entre les mailles du filet de COREMI pendant des années et n’était pas dans notre liste d’adresses. Cette mère de famille originaire de Bersillies l’Abbaye (près d’Erquelinnes) et qui avait perdu son mari il y a plus de dix ans est engagée depuis près de 5 ans dans le diocèse de Kikwit comme missionnaire consacrée de spiritualité cistercienne, pour participer au redressement de la pastorale de la santé.
 
 
Une vocation inhabituelle
     Vous comprenez, veuve à 45 ans et ma fille suffisamment grande et autonome, j’ai renoué avec un ancien rêve d’enfant : partir comme missionnaire en Afrique. Comme j’étais déjà engagée dans la spiritualité cistercienne comme laïque, c’est dans ce cadre que j’ai fait mes premiers pas à Bukavu et à Goma. Mais en 2014, j’ai répondu à l’appel du diocèse de Kikwit  qui était en grande difficulté. L’évêque s’était souvenu que j’avais travaillé une trentaine d’années à Anderlues pour l’antenne de la mutuelle chrétienne. Il voulait lancer tout un programme de protection de la santé dans son diocèse. C’est donc avec grand plaisir que J’y ai répondu et que j’ai prononcé mes vœux entre les mains de Mgr Mununu qui, plus est, était un Cistercien sorti par Rome de son monastère à Kasanza.
     Marie Christine vit au monastère des sœurs moniales cisterciennes de Mvanda comme « Consacrée» engagée avec de nombreux collaborateurs congolais dans un travail gigantesque de développement humain intégral du diocèse. Ce dernier en effet était resté en panne, vu le grand âge de Mgr Mununu. Aujourd’hui, tout est mis en œuvre en vue du développement « de tout homme et de tout en l’homme ».
 
Projet de l’asbl Éducation à la santé 
 
 
     En vue d’une meilleure collaboration et d’une certaine indépendance, c’est une seule ASBL bien entreprenante qui a été créée et qui comporte sept départements. Ils ne sont pas cités ici dans un ordre d’importance, car ils le sont tous. 
La crise économique du pays et la difficulté de transport les a poussés à créer une coopérative pour la vente en petites quantités, de produits alimentaires. Il fallait également faire en sorte que le plus possible d’enfants puissent terminer les primaires et secondaires si possible. L’asbl a également la mission de lutter contre la tuberculose, le Sida, la lèpre ou la malaria, non seulement en équipant des dispensaires, mais surtout en formant des animateurs capables de donner des conseils, surtout en vue de dépistages précoces. La condition des femmes n’est pas oubliée non plus, car des cours d’alphabétisation ont commencé, afin qu’elles puissent mieux se défendre.
 
          Elles peuvent également bénéficier de micros crédits afin de créer un petit élevage, améliorer des cultures….. Mais la protection de la nature n’est pas oubliée non plus, car la crise économique qui sévit depuis une vingtaine d’années a provoqué la surexploitation des terres et l’abattage intensif d’arbres et arbustes. Là aussi, il faut éduquer en organisant le reboisement régulier.
        Mais le domaine dans lequel Marie Christine est plus spécialisée, c’est évidemment le développement d’une mutuelle de santé. Que ferions-nous en Belgique sans l’aide de la mutuelle ? Nous trouvons cela parfaitement normal, et pourtant c’est seulement au sortir de la 2° guerre mondiale que ce système de protection sociale est apparu. Au Congo, ils sont nombreux les malades qui décèdent parce qu’ils n’ont pu acheter les médicaments nécessaires ou se sont contentés de produits venus principalement d’Asie parfois à un tiers du prix.
Aujourd’hui, au vu de la détérioration des soins de santé publique, une mutuelle est absolument nécessaire, mais très difficile à organiser. C’est d’ailleurs impossible sans spécialistes et sans soutien venu de l’extérieur. Comme Marie Christine a longtemps travaillé dans le secteur, elle est la personne la mieux habilitée pour ce travail.
 
Les fonds
     Rien que pour le lancement d’une mutuelle qu’elle espère se réaliser en janvier 2018, il faut une solide aide financière. Plus d’une fois, ce sont des mutuelles régionales chrétiennes ou socialistes belges qui ont participé au lancement de mutuelles en RDC. À l’heure de rédiger cet article, Marie Christine met aussi son espoir dans les mutuelles chrétiennes de notre pays.
     Mais vous voyez, ce n’est pas seulement pour la mutuelle qu’on a besoin d’argent, c’est dans tous les secteurs de notre asbl que nous sollicitons de l’aide : matériel médical, médicaments, construction de classes, salaire du personnel, matériel d’animation etc… Notre évêque, Mgr Bodika est très fort engagé dans cette recherche de fonds, mais vous comprenez que ce n’est pas là la tâche principale d’un évêque. Il doit être chez lui pour s’occuper de la pastorale.   
 
C’est pourquoi Marie Christine a prolongé son séjour d’un mois et reviendra en décembre pour continuer toutes ces démarches.
harpignymc@hotmail.com      mariechristineharpigny@gmail.com
 
Contact en Belgique : abbé Barnabé Tati Yuya btatiyuya@yahoo.fr missionnaire en Belgique.
 
 
DOCTORESSE MARIE HÉLÈNE BRASSEUR A.F.I. EN CORÉE
 
    Extrais de sa lettre reçue en décembre : 
 
     Bien que je rentre deux fois par an à Bruxelles pour la réunion du conseil d’administration AFI dont je fais partie, je n’ai pas souvent la possibilité de rencontrer tous mes amis….
Ici, notre équipe se porte bien. Avec So Hee, Lucia, Song Ja, Sylvia, Agnès ainsi que tous les autres membres du personnel et les nombreux volontaires qui nous aident très régulièrement. 
Song Ja fêtait cette année ses 50 ans de vie AFI. C’est parfois impressionnant de se remémorer tout le chemin parcouru ensemble ! Quant à So Hee (pharmacienne), bien qu’étant née en 1938, elle a fêté ses 80 ans « coréens » cette année.  Comme vous le savez peut-être, ici, l’année de gestation (avant la naissance) est prise en compte pour déterminer l’âge des personnes. 
     En ce qui me concerne, j’ai eu la grande joie d’accueillir ici ma nièce Sylvia et mon neveu Marc, venant des EU pour une dizaine de jours en novembre dernier. Ils n’étaient jamais venus me voir en Corée et cela nous a permis de mieux nous connaître.  Dans l’avenir, ils aimeraient revenir tous ensemble.
   
    En août dernier, du 11 au 18/8, nous avons eu une réunion internationale de notre groupe AFI ici à Séoul dans le cadre de l'AG en cours (2016~). Nous étions 38 membres venant du Congo, Rwanda, Haïti, Cambodge, Japon, Égypte, Belgique et Corée. Cela a demandé une longue préparation mais, heureusement, tout s’est bien déroulé et nous espérons que cela nous dynamisera pour l’avenir. En Corée, des jeunes continuent de nous rejoindre désireux de s'engager au service des autres.
 
      En ce qui concerne la situation du pays, la Corée a fait parler beaucoup d’elle cette année, surtout le Nord, en raison des essais nucléaires et de la confrontation avec le Président Trump. Quant au Sud, la situation politique s’est stabilisée en mai dernier avec l’élection d’un nouveau Président de la République Moon Jae-In. L’ancienne Présidente Park Geun-Hye avait été destituée pour cause de corruption, elle est en prison et passe actuellement en jugement. Le nouveau Président de Corée du Sud était favorable à un dialogue avec la Corée du Nord mais, malheureusement, tous ses appels au dialogue ont échoués jusqu’à présent. 
 
     (…) Concernant notre petit centre socio-médical, nous projetons d’agrandir le service de soins palliatifs pour que les malades et leurs familles puissent avoir un peu plus de confort. En fait, le service d’hospitalisation avait été aménagé dans les chambres à coucher de l’équipe, ce qui ne répond pas aux nécessités et équipements de soins pour les grands malades. Au printemps dernier, nous avons acheté la maison de nos voisins. Celle-ci étant très ancienne, nous devrons l’abattre et construire un nouveau bâtiment qui sera relié à notre petit centre. De 9 lits, nous en aurons 15 pour accueillir les malades souffrant de cancer en phase terminale. 
 
      Nous avons la chance qu’un grand bureau d’architectes nous offre la gratuité de leurs honoraires et Hyundai-entreprise assurera gratuitement (en totalité ou en grande partie) la construction du bâtiment. Les travaux commenceront au printemps prochain, après l’obtention des permis de construire et la fin des grands froids de l’hiver. 
 
     Mais, plus que les bâtiments, c’est surtout la relève du personnel médical qui reste notre principale préoccupation. Trouver un médecin qui accepterait de travailler à long terme et pouvant prendre la responsabilité du service médical dans l’avenir n’est pas chose aisée. 
Encore une fois, nous gardons confiance et l’espoir que les circonstances nous mèneront aux solutions appropriées. Je termine en vous souhaitant, ainsi qu’à vos familles, une très bonne et heureuse année 2018.
     
Marie-Hélène Brasseur : mhb007@hotmail.com
 
    NB : Les jeux olympiques d’hiver qui viennent de se terminer ont été l’occasion de contacts fraternels entre les sportifs du Nord et du Sud. Les responsables politiques acceptent de se rencontrer. Soyons heureux et laissons grandir notre espérance d’un avenir meilleur pour ce pays si profondément divisé.
 
 
Lettre de Polynésie Française : Paul Lejeune
 
Depuis un an Paul est aux Marquises et écrit à ses amis. Il avait été longtemps membre de l’équipe des Prêtres des Sacrés Cœurs (Picpus) à la Ville Basse : extraits
 
    En écrivant, j’écoute la RTBF qui donne les informations du lundi matin alors que nous sommes encore dimanche soir ici en Polynésie. Il faut chaud, très chaud, particulièrement ce dimanche. 
     Ce matin, nous avons eu l’eucharistie dominicale avec des baptêmes d’enfants dont les parents sont souvent jeunes : papa 18 ans, maman 16 ans… Trop jeunes car ils n’ont aucune situation ; certains sont encore aux études. Une des mamans est interne dans une école sur l’île de Hiva Oa (Jacques Brel, Gauguin) : c’est le papa qui s’occupe de l’enfant… Il vit chez ses parents ici et il est sans travail. C’est un des multiples problèmes de ces îles : une jeunesse sans formation, sans emploi et très active au plan affectif.
 
     À la fin de la célébration, j’ai insisté auprès de ces jeunes couples pour qu’ils se fassent accompagner par des personnes de confiance pour affronter les difficultés. Cette célébration a duré plus de 2 heures. Mais c’était très beau.
    Ce soir à 17h00, il y avait les vêpres et adoration comme chaque dimanche. On était une bonne centaine de personnes : chante les vêpres en marquisien et on fait un « Salut » comme on le faisait auparavant dans nos paroisses. J’ai retrouvé ici une vie chrétienne structurée comme nous l’avons connue précédemment.
 
Le tourisme fait une publicité partiale de la Polynésie. Il y a les coins paradisiaques, mais ici on n’a guère de plage et très peu de sable blanc… Depuis que je suis arrivé ici, je n’ai pas encore mis le pied dans l’eau.
 
(…) En novembre, je suis allé sur l’île en face, Ua Pou, pour une semaine complète. J’ai donné presque tous les sacrements : mariage, baptêmes, confession, sacrement des malades, première communion et aussi des funérailles.  J’y suis allé en avion car on n’a pas voulu que j’y aille en speed boot alors que ceux qui étaient venus par la mer au mariage m’ont dit qu’ils avaient été bien secoués dans le petit bateau.
Au début décembre, je suis allé célébrer un mariage dans une autre baie de Nulu-Hiva, petite baie accessible en bateau, ou à pied (3-4h. de marche) ou à cheval ! Il y a là à peine une dizaine de maisons. Les gens y vivent de l’agriculture et de la pêche. Dans les années 1870, il y avait un village bien peuplé avec une chapelle en dur. Depuis, le village a été déserté. 
 
Il reste quelques familles. La plupart du temps, il n’y a pas de communication de portable. On trouve donc une vraie cabine téléphonique ! Les habitants répondent au téléphone quand ils entendent la sonnerie de la cabine… J’y suis allé en bateau, en catamaran. Cela dure une demi-heure. Pour atteindre le catamaran ou la plage, il faut prendre le petit pneumatique… J’y suis resté deux jours. Retour en catamaran aussi mais par une mer bien agitée avec de beaux creux.  
 
Un projet de pêche industrielle a été mis en route par les autorités de Papeete avec des bateaux du Japon mais il y a de fortes réactions. La pêche locale risque d’être anéantie. Il y a le risque aussi d’épuiser les ressources de poisson par une pêche intensive. L’argument est toujours d’amener de l’emploi qui fait cruellement défaut ici mais ce serait tomber, à la longue, dans une impasse économique. On en est à la confrontation entre les pêcheurs et le pouvoir à Papeete. Un bateau a osé se risquer ici dans les eaux ; il s’est fait entourer des bateaux des pêcheurs et il est reparti.
 
Sur les plateaux, il y a les maraîchers qui cultivent les légumes. C’est un travail très dur là-bas, spécialement pour l’eau (…) Toutes les 3 semaines environ vient un bateau mixte : touristes et marchandises. Il fait le tour des îles des Marquises pour approvisionner les magasins ou apporter des marchandises commandées par les particuliers. Au retour, il prend les marchandises produites par les îles pour Papeete : copra (noix de coco), citron, fruits. Ce bateau a des containers congélateurs mais ils restent longtemps ouverts en plein soleil pour le déchargement des produits… C’est la chaine du froid et du chaud… 
 
Ici, on vit avec le soleil. Je me lève à 5h00 mais beaucoup de gens se lèvent à 4h00 le matin pour aller travailler aux champs. Donc lever pour moi, temps de prière et déjeuner ou petit déjeuner selon le vocabulaire local. Je travaille au bureau de la paroisse. Je vais ensuite à l’évêché pour travailler aux archives en y mettant de l’ordre. Depuis une quarantaine d’années, on n’a fait qu’empiler les papiers. 
Après la petite sieste obligatoire, je recommence à la paroisse. L’Eucharistie est à 17h30 du lundi au vendredi. Ici, il n’y a pas de réunions dans la soirée. Il faut aller dormir tôt. Le dimanche ou les jours de fête, des laïcs institués portent la communion aux malades dans les maisons à 6h00 le matin. 
Voilà quelques nouvelles. Bonne année à chacun et chacune.
   
 
Paul Lejeune :  lejeunepaul@yahoo.fr
 
Coremi : BE 41 7955 7859 7410, c/o Christiane Dandois, 14 r. de la science, 6000 Charleroi.  coremicha@gmail.com
 
 
P501221 Éditeur responsable : Abbé Marc Leplat 1, chaussée de Charleroi, 6061 Montignies
s/ Sambre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

Ca continue à chauffer ferme au Congo, mais une nouvelle étonnante : l'alliance des Musulmans à la marche des Chrétiens ce dimanche 25 février.

 

Bonne Nouvelle car Dieu est trop grand que pour être enfermé dans une seule religion.

Malheureusement, dans le contexte actuel de ce qui se passe en Afrique du Nord, la crise économique et la pauvreté sont le terrain privilégié de l'extension de l'extrémisme et terrorisme.

Détail dans La Libre-Afrique sur le net

https://afrique.lalibre.be/15807/rdc-front-musulman-face-aux-manoeuvres-du-pprd/

 

 

 

 

 


 

 

Très peu de personnes connaissent le travail mené en coulisse par une petite équipe de missionnaires belges en collaboration avec ceux d'une quinzaine de pays européens : AEFJN (Réseau européen Foi et Justice Afrique/Europe).

La combat se déroule à la fois dans les arènes de Commission Européenne à Bruxelles, et sur le terrain en Afrique. C'est dans cet immense continent que sont récoltées les informations concernant les dégâts souvent irrémédiables commis par des entreprises européennes, parfois avec le soutient de la Commission.

Les exemples sont nombreux : accaparement violent de terres au Cameroun et autres pays africains par une entreprise dont le siège international se trouve place Madou à Bruxelles, médicaments de mauvaise qualité fabriqués en Asie et vendus en Afrique grâce à leur transit par l'Europe, destruction des terres à cause de l'exploitation de palmiers ou d'arbres à caoutchouc....

L'équipe belge s'est spécialisée dans le secteur de l'appropriation des terres et du commerce de médicaments non conformes.

 

http://aefjn.org/fr/accueil/

 

 

 

 

 

 

 


25 ans de Scheut en Mongolie - par webMaster le 06/02/2018 @ 20:58

 

Depuis l'indépendance de la Mongolie dite "extérieure" car n'appartenant pas à la Chine, les Scheutistes étaient les premiers missionnaires a s'y établir. Des débuts très difficiles, car le pays venait de s'arracher à l'Union Soviétique et la pauvreté était grande, on parle de centaines d'enfants s'abritant dans les égouts pour fuire le froid.

Toute l'histoire :

 

 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/mongolie/2000-06-16-leglise-en-mongolie

 

 

 

 

 

 


Le P. Jean Devaux s'es envolé - par webMaster le 13/01/2018 @ 18:12

 

C'est le 9 janvier que notre ami Jean nous a quittés. a chapelle de Zuun était comble ; sa famille et nous, Scheutistes, avons été particulièrement heureux non seulement de la présence de plusieurs abbés du diocèse de Boma, celle d'un ancien "pirate" qui ont animé cette messe de quelques chants en kiyumbe que beacup d'entre nous connaissaient

 

Ci dessous, quelques textes qui avaient été publiés il y a longtemps sur lui, mais nous attendons un texte définitif et plus complet

 
Jean Devaux.
 
Pendant plus de cinquante ans au Mayumbe, ce Bruxellois a consacré sa vie à l’initiation des jeunes aux mathématiques et aux sciences. Ses élèves se souviennent de lui comme d’un professeur qui arrivait en classe sans livre, uniquement une craie. Il a ainsi participé à la formation du Cardinal Malula et de Joseph Kasavubu au Petit Séminaire. Partout où Jean est passé, il a également créé des troupes scoutes dont il partageait la vie rude. Mais il restera dans l’histoire du Mayumbe le fondateur d’un internat pour jeunes défavorisés dans d’anciennes classes abandonnées : une cité dortoir surnommée au début les pirates. Ces jeunes travaillaient l’après midi, sous la chaleur, à divers travaux de champs et d’élevage afin de subvenir à une partie de leurs besoins. Rentré en Belgique il y a deux ans, il fut obligé d’y rester du fait d’une santé affaiblie par l’âge. Malgré son absence, la Cité des Jeunes continue, grâce aux coups de main de donateurs. 25, rue Léopold Procureur, 1090 Bruxelles : 02/428 57 98
 
 
 
LES PIRATES A KANGU ET JEAN DEVAUX A LIEGE
 
Ce n’est pas parce que suis maintenant à Embourg que je les oublie nous dit Jean avec un large sourire. Grâce à une carte prépayée, je peux leur téléphoner de temps en temps. Ils sont une bonne trentaine. C’est François Mamona, ancien pirate, qui a repris la succession de cet internat parallèle pour élèves du secondaire qui n’ont pas la possibilité de payer le minerval. Mais la crise économique nous frappe de plein fouet, ajoute Jean. Dernièrement, c’est à contre cœur que le responsable n’a pu acheter de quoi manger plusieurs jours de suite. Pour un don avec exonération  BE82 000-0901974-68 (SOS Scheut, 1070 Bruxelles, avec comme mention : 02-243.019).
 
 
 
 
 
 
 
 

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