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Revue missionnaire carolo - par webMaster le 10/03/2018 @ 15:04

Pour info, mais sans la mise en page ni les photos !

 

Cinquante neuvième année         N° 1: mars 2018
 
 
 
MARIE CHRISTINE HARPIGNY MISSIONNIRE LAÏC À  KIKWIT
 
Elle était passée entre les mailles du filet de COREMI pendant des années et n’était pas dans notre liste d’adresses. Cette mère de famille originaire de Bersillies l’Abbaye (près d’Erquelinnes) et qui avait perdu son mari il y a plus de dix ans est engagée depuis près de 5 ans dans le diocèse de Kikwit comme missionnaire consacrée de spiritualité cistercienne, pour participer au redressement de la pastorale de la santé.
 
 
Une vocation inhabituelle
     Vous comprenez, veuve à 45 ans et ma fille suffisamment grande et autonome, j’ai renoué avec un ancien rêve d’enfant : partir comme missionnaire en Afrique. Comme j’étais déjà engagée dans la spiritualité cistercienne comme laïque, c’est dans ce cadre que j’ai fait mes premiers pas à Bukavu et à Goma. Mais en 2014, j’ai répondu à l’appel du diocèse de Kikwit  qui était en grande difficulté. L’évêque s’était souvenu que j’avais travaillé une trentaine d’années à Anderlues pour l’antenne de la mutuelle chrétienne. Il voulait lancer tout un programme de protection de la santé dans son diocèse. C’est donc avec grand plaisir que J’y ai répondu et que j’ai prononcé mes vœux entre les mains de Mgr Mununu qui, plus est, était un Cistercien sorti par Rome de son monastère à Kasanza.
     Marie Christine vit au monastère des sœurs moniales cisterciennes de Mvanda comme « Consacrée» engagée avec de nombreux collaborateurs congolais dans un travail gigantesque de développement humain intégral du diocèse. Ce dernier en effet était resté en panne, vu le grand âge de Mgr Mununu. Aujourd’hui, tout est mis en œuvre en vue du développement « de tout homme et de tout en l’homme ».
 
Projet de l’asbl Éducation à la santé 
 
 
     En vue d’une meilleure collaboration et d’une certaine indépendance, c’est une seule ASBL bien entreprenante qui a été créée et qui comporte sept départements. Ils ne sont pas cités ici dans un ordre d’importance, car ils le sont tous. 
La crise économique du pays et la difficulté de transport les a poussés à créer une coopérative pour la vente en petites quantités, de produits alimentaires. Il fallait également faire en sorte que le plus possible d’enfants puissent terminer les primaires et secondaires si possible. L’asbl a également la mission de lutter contre la tuberculose, le Sida, la lèpre ou la malaria, non seulement en équipant des dispensaires, mais surtout en formant des animateurs capables de donner des conseils, surtout en vue de dépistages précoces. La condition des femmes n’est pas oubliée non plus, car des cours d’alphabétisation ont commencé, afin qu’elles puissent mieux se défendre.
 
          Elles peuvent également bénéficier de micros crédits afin de créer un petit élevage, améliorer des cultures….. Mais la protection de la nature n’est pas oubliée non plus, car la crise économique qui sévit depuis une vingtaine d’années a provoqué la surexploitation des terres et l’abattage intensif d’arbres et arbustes. Là aussi, il faut éduquer en organisant le reboisement régulier.
        Mais le domaine dans lequel Marie Christine est plus spécialisée, c’est évidemment le développement d’une mutuelle de santé. Que ferions-nous en Belgique sans l’aide de la mutuelle ? Nous trouvons cela parfaitement normal, et pourtant c’est seulement au sortir de la 2° guerre mondiale que ce système de protection sociale est apparu. Au Congo, ils sont nombreux les malades qui décèdent parce qu’ils n’ont pu acheter les médicaments nécessaires ou se sont contentés de produits venus principalement d’Asie parfois à un tiers du prix.
Aujourd’hui, au vu de la détérioration des soins de santé publique, une mutuelle est absolument nécessaire, mais très difficile à organiser. C’est d’ailleurs impossible sans spécialistes et sans soutien venu de l’extérieur. Comme Marie Christine a longtemps travaillé dans le secteur, elle est la personne la mieux habilitée pour ce travail.
 
Les fonds
     Rien que pour le lancement d’une mutuelle qu’elle espère se réaliser en janvier 2018, il faut une solide aide financière. Plus d’une fois, ce sont des mutuelles régionales chrétiennes ou socialistes belges qui ont participé au lancement de mutuelles en RDC. À l’heure de rédiger cet article, Marie Christine met aussi son espoir dans les mutuelles chrétiennes de notre pays.
     Mais vous voyez, ce n’est pas seulement pour la mutuelle qu’on a besoin d’argent, c’est dans tous les secteurs de notre asbl que nous sollicitons de l’aide : matériel médical, médicaments, construction de classes, salaire du personnel, matériel d’animation etc… Notre évêque, Mgr Bodika est très fort engagé dans cette recherche de fonds, mais vous comprenez que ce n’est pas là la tâche principale d’un évêque. Il doit être chez lui pour s’occuper de la pastorale.   
 
C’est pourquoi Marie Christine a prolongé son séjour d’un mois et reviendra en décembre pour continuer toutes ces démarches.
harpignymc@hotmail.com      mariechristineharpigny@gmail.com
 
Contact en Belgique : abbé Barnabé Tati Yuya btatiyuya@yahoo.fr missionnaire en Belgique.
 
 
DOCTORESSE MARIE HÉLÈNE BRASSEUR A.F.I. EN CORÉE
 
    Extrais de sa lettre reçue en décembre : 
 
     Bien que je rentre deux fois par an à Bruxelles pour la réunion du conseil d’administration AFI dont je fais partie, je n’ai pas souvent la possibilité de rencontrer tous mes amis….
Ici, notre équipe se porte bien. Avec So Hee, Lucia, Song Ja, Sylvia, Agnès ainsi que tous les autres membres du personnel et les nombreux volontaires qui nous aident très régulièrement. 
Song Ja fêtait cette année ses 50 ans de vie AFI. C’est parfois impressionnant de se remémorer tout le chemin parcouru ensemble ! Quant à So Hee (pharmacienne), bien qu’étant née en 1938, elle a fêté ses 80 ans « coréens » cette année.  Comme vous le savez peut-être, ici, l’année de gestation (avant la naissance) est prise en compte pour déterminer l’âge des personnes. 
     En ce qui me concerne, j’ai eu la grande joie d’accueillir ici ma nièce Sylvia et mon neveu Marc, venant des EU pour une dizaine de jours en novembre dernier. Ils n’étaient jamais venus me voir en Corée et cela nous a permis de mieux nous connaître.  Dans l’avenir, ils aimeraient revenir tous ensemble.
   
    En août dernier, du 11 au 18/8, nous avons eu une réunion internationale de notre groupe AFI ici à Séoul dans le cadre de l'AG en cours (2016~). Nous étions 38 membres venant du Congo, Rwanda, Haïti, Cambodge, Japon, Égypte, Belgique et Corée. Cela a demandé une longue préparation mais, heureusement, tout s’est bien déroulé et nous espérons que cela nous dynamisera pour l’avenir. En Corée, des jeunes continuent de nous rejoindre désireux de s'engager au service des autres.
 
      En ce qui concerne la situation du pays, la Corée a fait parler beaucoup d’elle cette année, surtout le Nord, en raison des essais nucléaires et de la confrontation avec le Président Trump. Quant au Sud, la situation politique s’est stabilisée en mai dernier avec l’élection d’un nouveau Président de la République Moon Jae-In. L’ancienne Présidente Park Geun-Hye avait été destituée pour cause de corruption, elle est en prison et passe actuellement en jugement. Le nouveau Président de Corée du Sud était favorable à un dialogue avec la Corée du Nord mais, malheureusement, tous ses appels au dialogue ont échoués jusqu’à présent. 
 
     (…) Concernant notre petit centre socio-médical, nous projetons d’agrandir le service de soins palliatifs pour que les malades et leurs familles puissent avoir un peu plus de confort. En fait, le service d’hospitalisation avait été aménagé dans les chambres à coucher de l’équipe, ce qui ne répond pas aux nécessités et équipements de soins pour les grands malades. Au printemps dernier, nous avons acheté la maison de nos voisins. Celle-ci étant très ancienne, nous devrons l’abattre et construire un nouveau bâtiment qui sera relié à notre petit centre. De 9 lits, nous en aurons 15 pour accueillir les malades souffrant de cancer en phase terminale. 
 
      Nous avons la chance qu’un grand bureau d’architectes nous offre la gratuité de leurs honoraires et Hyundai-entreprise assurera gratuitement (en totalité ou en grande partie) la construction du bâtiment. Les travaux commenceront au printemps prochain, après l’obtention des permis de construire et la fin des grands froids de l’hiver. 
 
     Mais, plus que les bâtiments, c’est surtout la relève du personnel médical qui reste notre principale préoccupation. Trouver un médecin qui accepterait de travailler à long terme et pouvant prendre la responsabilité du service médical dans l’avenir n’est pas chose aisée. 
Encore une fois, nous gardons confiance et l’espoir que les circonstances nous mèneront aux solutions appropriées. Je termine en vous souhaitant, ainsi qu’à vos familles, une très bonne et heureuse année 2018.
     
Marie-Hélène Brasseur : mhb007@hotmail.com
 
    NB : Les jeux olympiques d’hiver qui viennent de se terminer ont été l’occasion de contacts fraternels entre les sportifs du Nord et du Sud. Les responsables politiques acceptent de se rencontrer. Soyons heureux et laissons grandir notre espérance d’un avenir meilleur pour ce pays si profondément divisé.
 
 
Lettre de Polynésie Française : Paul Lejeune
 
Depuis un an Paul est aux Marquises et écrit à ses amis. Il avait été longtemps membre de l’équipe des Prêtres des Sacrés Cœurs (Picpus) à la Ville Basse : extraits
 
    En écrivant, j’écoute la RTBF qui donne les informations du lundi matin alors que nous sommes encore dimanche soir ici en Polynésie. Il faut chaud, très chaud, particulièrement ce dimanche. 
     Ce matin, nous avons eu l’eucharistie dominicale avec des baptêmes d’enfants dont les parents sont souvent jeunes : papa 18 ans, maman 16 ans… Trop jeunes car ils n’ont aucune situation ; certains sont encore aux études. Une des mamans est interne dans une école sur l’île de Hiva Oa (Jacques Brel, Gauguin) : c’est le papa qui s’occupe de l’enfant… Il vit chez ses parents ici et il est sans travail. C’est un des multiples problèmes de ces îles : une jeunesse sans formation, sans emploi et très active au plan affectif.
 
     À la fin de la célébration, j’ai insisté auprès de ces jeunes couples pour qu’ils se fassent accompagner par des personnes de confiance pour affronter les difficultés. Cette célébration a duré plus de 2 heures. Mais c’était très beau.
    Ce soir à 17h00, il y avait les vêpres et adoration comme chaque dimanche. On était une bonne centaine de personnes : chante les vêpres en marquisien et on fait un « Salut » comme on le faisait auparavant dans nos paroisses. J’ai retrouvé ici une vie chrétienne structurée comme nous l’avons connue précédemment.
 
Le tourisme fait une publicité partiale de la Polynésie. Il y a les coins paradisiaques, mais ici on n’a guère de plage et très peu de sable blanc… Depuis que je suis arrivé ici, je n’ai pas encore mis le pied dans l’eau.
 
(…) En novembre, je suis allé sur l’île en face, Ua Pou, pour une semaine complète. J’ai donné presque tous les sacrements : mariage, baptêmes, confession, sacrement des malades, première communion et aussi des funérailles.  J’y suis allé en avion car on n’a pas voulu que j’y aille en speed boot alors que ceux qui étaient venus par la mer au mariage m’ont dit qu’ils avaient été bien secoués dans le petit bateau.
Au début décembre, je suis allé célébrer un mariage dans une autre baie de Nulu-Hiva, petite baie accessible en bateau, ou à pied (3-4h. de marche) ou à cheval ! Il y a là à peine une dizaine de maisons. Les gens y vivent de l’agriculture et de la pêche. Dans les années 1870, il y avait un village bien peuplé avec une chapelle en dur. Depuis, le village a été déserté. 
 
Il reste quelques familles. La plupart du temps, il n’y a pas de communication de portable. On trouve donc une vraie cabine téléphonique ! Les habitants répondent au téléphone quand ils entendent la sonnerie de la cabine… J’y suis allé en bateau, en catamaran. Cela dure une demi-heure. Pour atteindre le catamaran ou la plage, il faut prendre le petit pneumatique… J’y suis resté deux jours. Retour en catamaran aussi mais par une mer bien agitée avec de beaux creux.  
 
Un projet de pêche industrielle a été mis en route par les autorités de Papeete avec des bateaux du Japon mais il y a de fortes réactions. La pêche locale risque d’être anéantie. Il y a le risque aussi d’épuiser les ressources de poisson par une pêche intensive. L’argument est toujours d’amener de l’emploi qui fait cruellement défaut ici mais ce serait tomber, à la longue, dans une impasse économique. On en est à la confrontation entre les pêcheurs et le pouvoir à Papeete. Un bateau a osé se risquer ici dans les eaux ; il s’est fait entourer des bateaux des pêcheurs et il est reparti.
 
Sur les plateaux, il y a les maraîchers qui cultivent les légumes. C’est un travail très dur là-bas, spécialement pour l’eau (…) Toutes les 3 semaines environ vient un bateau mixte : touristes et marchandises. Il fait le tour des îles des Marquises pour approvisionner les magasins ou apporter des marchandises commandées par les particuliers. Au retour, il prend les marchandises produites par les îles pour Papeete : copra (noix de coco), citron, fruits. Ce bateau a des containers congélateurs mais ils restent longtemps ouverts en plein soleil pour le déchargement des produits… C’est la chaine du froid et du chaud… 
 
Ici, on vit avec le soleil. Je me lève à 5h00 mais beaucoup de gens se lèvent à 4h00 le matin pour aller travailler aux champs. Donc lever pour moi, temps de prière et déjeuner ou petit déjeuner selon le vocabulaire local. Je travaille au bureau de la paroisse. Je vais ensuite à l’évêché pour travailler aux archives en y mettant de l’ordre. Depuis une quarantaine d’années, on n’a fait qu’empiler les papiers. 
Après la petite sieste obligatoire, je recommence à la paroisse. L’Eucharistie est à 17h30 du lundi au vendredi. Ici, il n’y a pas de réunions dans la soirée. Il faut aller dormir tôt. Le dimanche ou les jours de fête, des laïcs institués portent la communion aux malades dans les maisons à 6h00 le matin. 
Voilà quelques nouvelles. Bonne année à chacun et chacune.
   
 
Paul Lejeune :  lejeunepaul@yahoo.fr
 
Coremi : BE 41 7955 7859 7410, c/o Christiane Dandois, 14 r. de la science, 6000 Charleroi.  coremicha@gmail.com
 
 
P501221 Éditeur responsable : Abbé Marc Leplat 1, chaussée de Charleroi, 6061 Montignies
s/ Sambre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

Ca continue à chauffer ferme au Congo, mais une nouvelle étonnante : l'alliance des Musulmans à la marche des Chrétiens ce dimanche 25 février.

 

Bonne Nouvelle car Dieu est trop grand que pour être enfermé dans une seule religion.

Malheureusement, dans le contexte actuel de ce qui se passe en Afrique du Nord, la crise économique et la pauvreté sont le terrain privilégié de l'extension de l'extrémisme et terrorisme.

Détail dans La Libre-Afrique sur le net

https://afrique.lalibre.be/15807/rdc-front-musulman-face-aux-manoeuvres-du-pprd/

 

 

 

 

 


 

 

Très peu de personnes connaissent le travail mené en coulisse par une petite équipe de missionnaires belges en collaboration avec ceux d'une quinzaine de pays européens : AEFJN (Réseau européen Foi et Justice Afrique/Europe).

La combat se déroule à la fois dans les arènes de Commission Européenne à Bruxelles, et sur le terrain en Afrique. C'est dans cet immense continent que sont récoltées les informations concernant les dégâts souvent irrémédiables commis par des entreprises européennes, parfois avec le soutient de la Commission.

Les exemples sont nombreux : accaparement violent de terres au Cameroun et autres pays africains par une entreprise dont le siège international se trouve place Madou à Bruxelles, médicaments de mauvaise qualité fabriqués en Asie et vendus en Afrique grâce à leur transit par l'Europe, destruction des terres à cause de l'exploitation de palmiers ou d'arbres à caoutchouc....

L'équipe belge s'est spécialisée dans le secteur de l'appropriation des terres et du commerce de médicaments non conformes.

 

http://aefjn.org/fr/accueil/

 

 

 

 

 

 

 


25 ans de Scheut en Mongolie - par webMaster le 06/02/2018 @ 20:58

 

Depuis l'indépendance de la Mongolie dite "extérieure" car n'appartenant pas à la Chine, les Scheutistes étaient les premiers missionnaires a s'y établir. Des débuts très difficiles, car le pays venait de s'arracher à l'Union Soviétique et la pauvreté était grande, on parle de centaines d'enfants s'abritant dans les égouts pour fuire le froid.

Toute l'histoire :

 

 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/mongolie/2000-06-16-leglise-en-mongolie

 

 

 

 

 

 


Le P. Jean Devaux s'es envolé - par webMaster le 13/01/2018 @ 18:12

 

C'est le 9 janvier que notre ami Jean nous a quittés. a chapelle de Zuun était comble ; sa famille et nous, Scheutistes, avons été particulièrement heureux non seulement de la présence de plusieurs abbés du diocèse de Boma, celle d'un ancien "pirate" qui ont animé cette messe de quelques chants en kiyumbe que beacup d'entre nous connaissaient

 

Ci dessous, quelques textes qui avaient été publiés il y a longtemps sur lui, mais nous attendons un texte définitif et plus complet

 
Jean Devaux.
 
Pendant plus de cinquante ans au Mayumbe, ce Bruxellois a consacré sa vie à l’initiation des jeunes aux mathématiques et aux sciences. Ses élèves se souviennent de lui comme d’un professeur qui arrivait en classe sans livre, uniquement une craie. Il a ainsi participé à la formation du Cardinal Malula et de Joseph Kasavubu au Petit Séminaire. Partout où Jean est passé, il a également créé des troupes scoutes dont il partageait la vie rude. Mais il restera dans l’histoire du Mayumbe le fondateur d’un internat pour jeunes défavorisés dans d’anciennes classes abandonnées : une cité dortoir surnommée au début les pirates. Ces jeunes travaillaient l’après midi, sous la chaleur, à divers travaux de champs et d’élevage afin de subvenir à une partie de leurs besoins. Rentré en Belgique il y a deux ans, il fut obligé d’y rester du fait d’une santé affaiblie par l’âge. Malgré son absence, la Cité des Jeunes continue, grâce aux coups de main de donateurs. 25, rue Léopold Procureur, 1090 Bruxelles : 02/428 57 98
 
 
 
LES PIRATES A KANGU ET JEAN DEVAUX A LIEGE
 
Ce n’est pas parce que suis maintenant à Embourg que je les oublie nous dit Jean avec un large sourire. Grâce à une carte prépayée, je peux leur téléphoner de temps en temps. Ils sont une bonne trentaine. C’est François Mamona, ancien pirate, qui a repris la succession de cet internat parallèle pour élèves du secondaire qui n’ont pas la possibilité de payer le minerval. Mais la crise économique nous frappe de plein fouet, ajoute Jean. Dernièrement, c’est à contre cœur que le responsable n’a pu acheter de quoi manger plusieurs jours de suite. Pour un don avec exonération  BE82 000-0901974-68 (SOS Scheut, 1070 Bruxelles, avec comme mention : 02-243.019).
 
 
 
 
 
 
 
 

Premiers pas de l'Eglise de Corée - par webMaster le 09/01/2018 @ 20:02

 

A l'occasion de la journée universelle de la Mission, on a beaucoup parlé de l'Eglise de Corée. C'était l'occasion de rappeler que cette Eglise a été fondée par des laïcs : 

 

https://youtu.be/lFmraHDME2U

 

 

 

 

 

 


 
 
 
 
Notre confrère Quiterio donne des nouvelles encourageantes
de République Dominicaine
 
 
MARCHE VERTE : LE RÉVEIL DU PEUPLE DOMINICAIN
(Quiterio Galvá Lamarche cicm)
 
   L’année 2017 a été une année particulière pour le peuple dominicain : l’expression de son ras-le-bol de la corruption et de l'impunité. Il y a exactement un an, le 21 Décembre 2016, éclatait l'affaire Odebrecht aux Etats-Unis : la révélation de plus de 92 millions $ en pots de vin accordés aux autorités politiques dominicaine lors d’appels d'offre en vue d’obtenir le marché de travaux publics pour des infrastructures en République Dominicaine.
 
   Avec le scandale ODEBRECHT, une porte s'est ainsi ouverte pour dévoiler les problèmes qui nous affectent profondément. On peut constater que les sondages avant les élections de 2016, ont montré un désintérêt pour les affaires de corruption : seulement 7-8% d’intérêt populaire. Un an plus tard, les sondages parlaient de 98% de Dominicains qui se préoccupaient de ce crime et de la situation actuelle du pays.
 
   Le 2 janvier 2017, une première réunion préparatoire s’était tenue en vue d’organiser une grande marche citoyenne à la fin du mois, pour mettre fin à l'impunité. Dès le début, le processus a été coordonné par une articulation large et diversifiée d'acteurs de tous les secteurs de la société : militants, journalistes, citoyens indépendants, groupes paysans, dirigeants syndicaux, organisations à but non lucratif, Églises, religieux (ses).
 
Pour cette première marche, environ 7.000 à 15.000 personnes étaient attendues, mais 100.000 ou même plus ont répondu à l’appel. L’invitation à la marche a ouvert la porte à une multitude d’organisations sociales qui voulaient mettre fin à la corruption.
 
   La Marche Verte a donné naissance à un nouveau slogan : IMPUNITÉ. Cela a conduit énormément de monde à se joindre à la marche, peu importe le parti politique ou l'Église auxquelles ce personnes appartenaient. Toutes voulaient mettre fin à l'impunité et se sont mobilisées. Il n’y avait aucun drapeau politique ou autre, mais tous étaient convaincus que la SOUFFRANCE SOCIALE DE LA POPULATION devait stopper. C'est la ville elle-même qui a donné à la marche le nom de MARCHA VERDE.
 
   Au cours des huit mois qui suivirent, la lutte s’est décentralisée et des activités diverses se sont mobilisées autour d’objectifs prioritaires : le Livre vert, La Flamme verte, des marches provinciales et régionales, Voisinage vert, Tables de discussion, Green Forum…  Ainsi, les citoyens de tout le pays ont mené des mobilisations dans leurs territoires respectifs telles que cela n’a jamais existé auparavant 
 
IMPACT DE LA MARCHE VERTE DANS LE CONTEXTE POLITIQUE DOMINICAIN
 
Après neuf mois l’impact de la Marche sur l'ensemble du territoire national et étranger est visible, car elle a provoqué un changement sur la scène politique dominicaine et surtout sur les comportements des particuliers. Le mouvement a ouvert une fenêtre d’espoir pour la réalisation de vrais changements dans la manière dont les ressources publiques sont administrées et la justice appliquée. Mais en plus, elle a amené au centre du débat public, la possibilité que le PLD soit chassé du pouvoir. 
Concrètement, les revendications pour mettre fin à l'impunité ont monopolisé les agendas publics pendant 8 mois, reléguant au second plan le Président de la République et les partis traditionnels.
 
Cette Marche Verte a monopolisé d’une manière indéniable l’ensemble des réseaux sociaux, surmontant tous les efforts du parti au pouvoir et ses stratégies robotisées en vue de la museler. Toutes les études indiquent que cette Marche a monopolisé les réseaux comme jamais auparavant en République Dominicaine.
 
Le mouvement a évolué en action politique et en exercice des droits pour des centaines de milliers de citoyens qui n'avaient jamais auparavant été mobilisés pour une cause et qui avaient perdu tout espoir de changement.
 
March Green a créé et valorisé de nouvelles façons de vivre la politique en favorisant la participation des jeunes et des femmes dans les espaces de parole et de prises de décision. La mise en valeur des assemblées en tant qu'espaces délibératifs a également été mise en phase avec les secteurs de la population qui aspirent à des changements dans la culture politique dominicaine. Ces contributions ont élargi l'imaginaire et l'horizon du politique avec des expressions concrètes.
 
La volonté de mettre fin à l'impunité a réduit l'hégémonie du PLD et du gouvernement en créant une atmosphère dans laquelle bien des questions sont soulevées et réitérées dans tous les coins du pays et à l'étranger. De manière transversale, l'existence de la Marche Verte questionne et réduit le monopole du système des partis et ouvre un espace pour la discussion autour des transformations structurelles et le remplacement de la direction politique actuelle.
 
La Marche Verte a permis l'émergence de nouveaux dirigeants, de nouveaux interlocuteurs politiques à vocation nationale et locale. Les verts de chaque province et municipalité portent le flambeau de l'espoir avec une grande crédibilité et un pouvoir de rassemblement.
 
Enfin, nous pouvons affirmer qu'à ce jour, la Marche verte a accumulé un capital politique important, capable d'influencer les transformations politiques et institutionnelles nécessaires pour garantir la fin de l'impunité.
 
LES OBJECTIFS DE LA MARCHE VERTE
 
Les objectifs de la Marche verte sont :
a) Attaquer et mettre fin à l'impunité.
b) Générer de l'espoir, promouvoir le changement et motiver toute la population
c) Résoudre le vide des organisations sociales.
d) Montrer qu'à partir de la Marche Verte, il est possible de résoudre les problèmes.
e) Ne pas permettre au mouvement d'être vaincu.
f) Ne résout pas les problèmes de violence.
g) La marche verte est un mouvement social qui n'a pas de leadership individuel (il n'y a pas de petits leaders).
h) La Marche verte ne doit jamais devenir un parti politique.
 
Dans la Marche Verte, le citoyen devient le centre du mouvement, le protagoniste d'une histoire dans laquelle, pour la première fois ils seront gagnants et sauront « mettre fin au régime de la corruption et l'impunité qui nous opprime. »
 
La tâche de la Marche Verte est d’inviter les secteurs organisés à construire ensemble dans les Forums Verts les propositions en vue de transformations institutionnelles et politiques qui garantissent la fin de l'Impunité à travers le Programme Vert. Dans ces forums, chaque organisation présente 5 exemples qui illustrent comment la corruption et l'impunité les affectent ; 10 propositions de changement ; et 5 actions – engagements - qu'il soutiendrait afin de garantir l'exécution du programme vert.
 
Dans les Forums Verts, les propositions des citoyens participants aux assemblées municipales de chaque région seront présentées. Tous les citoyens peuvent participer à la construction du Programme Vert en tant qu'outil démocratique authentique et puissant afin de mettre fin à l'impunité.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Beaucoup d'Africains principalement des Congolais ont connu ou entendu parler du Frère Paul Dequeker, scheutiste et diplômé en architecture à Gand et à Londres. 

Des dizaines et des dizaines d'églises, maison paroissiales doivent d'exister telles qu'elles sont grâce à ses talents et surtout son enthousiasme et sa patience. C'est lui également qui a donné des conseils pour la réalisation de ponts, de citernes ou de captage d'eau potable dans un marais (techinque inspirée de nos ancêtres gaulois !).

 

Depuis des années, il s'était retiré à Torhout, c'est là qu'il est décédé le 4 décembre, âgé de 87 ans. Là où il est, il continue à construire le Royaume

 

 

 

 

 

 

 

 


Zambie : équipe renforcée - par webMaster le 05/12/2017 @ 15:30

 
 
 
ZAMBIE : UNE ÉQUIPE RENFORCÉE POUR LA PAROISSE ET LES FLEURS DE SOLEIL
 
Depuis quelques mois, trois confrères sont venus épauler notre ami Pierre Rucquoy. C’est Silalahi Johannes originaire d’Indonésie et vice provincial qui est lui-même curé de la paroisse, aidé de deux vicaires cicm. Pierre reste ainsi pour l’accueil de la petite centaine d’enfants orphelins du Sida. Des enfants parfois de quelques mois, mais jusqu’aux environs de 18 ans. Ils sont nombreux à avoir pris leur envol définitif, mais ils sont rares ceux qui reviennent au nid pour donner un coup de main.
 
 
 
 
 
 

Un cercle de mémoires congolaises rassemble des souvenirs d'"anciens Congolais". La TV Bruxelles flamande a donné deux courts reportages : celui d'un métis qui raconte le drame qu'ils ont vécu, et celui en français d'un ancien belge.

 

 


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