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Corée : journée missionnaire - par webMaster le 18/11/2017 @ 17:06

UNE ÉGLISE DE LAÏCS EN CORÉE
 
 
Ce n’est pas mon intention de reprendre tout ce que l’on sait déjà sur la naissance de cette Église, mais simplement d’apporter certains détails supplémentaires apportés par sœur Agathe  dans un échange de correspondance après a journée missionnaire à  Dampremy (Charleroi).
 
Premiers « prêtres »
 
      Tout au début, des lettrés coréens ont découvert quelques-uns des livres chrétiens écrits en chinois par les Jésuites. En 1784, Lee Seung Hoon, un de ses lettrés partit à Péking pour se faire baptiser. De retour au pays, les lettrés ont continué à lire les livres et l’évangile. Ils se réunissaient tous les 7, 14, 21 et 28 du mois (le calendrier « chrétien » n’existait évidemment pas encore). En suivant les livres, ils ont commencé à donner la catéchèse et s’abstenir de la viande, mais aussi à assurer les sacrements : baptême, mariage, confession, profession de foi et même l’Eucharistie. Pour cette dernière ils s’étaient inspirés des livres importés et suivaient le rite eucharistique. Lee Seung Hong, de son nom chrétien « Pierre » s’est auto-proclamé prêtre et a ensuite ordonné une dizaine d’autres « prêtres » comme lui. Il est probable qu’ils importaient du pain ou des hosties de Chine. Ils n’avaient pas de chasubles, mais revêtaient un habit de grande cérémonie lors des Eucharisties ainsi qu’un calice d’or probablement importé lui aussi.
      Tout doucement, ils se rendirent cependant compte que l’exercice du sacerdoce vécu de cette manière n’était pas correct et après une bonne année, ils mirent fin à ce type d’Eucharistie, mais continuaient à se rassembler aux jours déterminés pour prier, partager la Parole et probablement un petit repas convivial. Ils savaient que des vrais prêtres devaient être ordonnés par des Évêques, c’est pour cela que grâce à leurs contacts en Chine, ils envoyèrent des lettres à Rome afin qu’avoir des vrais prêtres.
 
 
Des persécutions
     Dix ans après le baptême du premier Coréen, un prêtre chinois a réussi à pénétrer dans le pays pour y exercer un ministère, mais il fut découvert et martyrisé six ans après être arrivé. Le pays ne pouvait pas tolérer cette nouvelle religion principalement du fait qu’elle refusait de reconnaître et de pratiquer le culte des Ancêtres . Ce dernier est en effet reconnu dans tous ces pays comme partie intégrale de la culture. Y renoncer, c’est être considéré comme traître à la patrie et donc doit être éliminé.
     Pendant une cinquantaine d’années, les chrétiens ont continué à se rassembler pour prier et étudier la Parole sans l’aide d’un prêtre. Ces rencontres étaient présidées généralement par des hommes, mais également par des femmes, et cela pendant plus de cinquante ans, car finalement quelques prêtres des Missions Étrangères réussirent à s’introduire au pays pour soutenir ces communautés. Ce fut un grand soulagement et encouragement, car ces Français avaient vécu en Chine et connaissaient un peu le chinois.
      Assez vite, en 1855 le premier séminaire s’est créé clandestinement dans une petite chaumière située dans un petit village perdu dans la montagne, mais après une dizaine d'années à peine, il fut fermé et les responsables massacrés. En représailles, les parents de ces jeunes furent décapités !
 
Premiers prêtres
   Pourtant, les premiers missionnaires avaient réussi à envoyer en Chine quelques jeunes pour suivre une formation dans un séminaire. Le premier prêtre coréen, Kim Dae Gun Andrea fut ordonné après des années d’études, mais 6 mois à peine après son retour au pays, il fut arrêté et martyrisé. Le second, Choi Yang Up Thomas mourut de fatigue à l’âge de 40 ans. Étant le seul prêtre coréen, les chrétiens marchaient parfois des semaines pour le rencontrer et assister à une messe.
     Ce n’est qu’en 1886, une centaine d’années après le baptême du premier Coréen, que la persécution pris fin et que le pays reconnu la liberté de religion : le christianisme n’était plus proscrit. Il faut évaluer à plus de 8.000 les chrétiens qui moururent dans d’atroces souffrances, certains se sont même suicidés pour être certain de ne pas dénoncer les autres fidèles. En plus de ces martyrs connus et inconnus, il y a également un nombre important de chrétiens qui sont morts de fatigue, de faim ou de froid en fuyant la persécution dans les montagnes. Plusieurs prêtres français se sont même livrés eux-mêmes à la police afin qu’elle cesse de tuer les fidèles.
 
      Et sœur Agathe nous rappelle fièrement que depuis Vatican II, nous parlons beaucoup du rôle des baptisés comme rois, prêtres et prophètes, nous sommes fiers de dire que longtemps avant le concile, les chrétiens coréens ont pratiqué cette vérité.
 
Jean Peeters, cicm
 
 
 
 
 

 


ENFANTS ACCUSES DE SORCELLERIE : 
UNE LOI EXISTE, MAIS…..
 
Lors de son congé en Belgique, nous avons rencontré Ivo Vanvolsem originaire de Halle près de Bruxelles qui s’occupe depuis plus de 20 ans d’un centre d’accueil, genre de ce qu’on pourrait appeler en Belgique : centre d’accueil pour SDF, mais à Kananga : 85 à 90 % des personnes y accueillies sont des enfants ! 
 
MPOKOLO WA MUOYO   : SOURCE DE VIE 
 
Ce centre de Scheut en effet héberge par an plus de 500 personnes avec l’objectif de préparer et réaliser leur réunification familiale. Les adultes accueillis sont principalement des femmes abandonnées avec leurs enfants, et des malades atteint par la TBC ou le sida mais rejetés par leur famille. Un grand nombre d’enfants sont principalement ceux qui ont été chassés de leur famille ou même torturés parce qu’accusés d’être « muena mupongo » (ndoki, sorcier). 
 
Une loi qui date de 2009, mais ignorée
 
Il y a près de 10 ans qu’une loi a été votée par le Gouvernement : N°09/001 DU 10 JANVIER 2009 intitulée Protection de l’enfant. Elle permet à tout adulte de dénoncer des parents d’avoir torturé ou chassé un enfant sous prétexte qu’il est sorcier et responsable de malheurs. Le contrevenant est puni de prison et d’une solide amende. 
Une loi juste, mais connue uniquement par quelques spécialistes, ignorée de 95% de la population, et jamais appliquée comme telle. Vous comprenez, précise Ivo, c’est sous pression de l’ONU et de l’UNICEF que le Congo a créé cette loi. En Occident, les lois ont été créées en général sous la pression de la société civile ou au moins, son approbation. Ici, c’est le contraire, elle nous est imposée ; la population ne l’a jamais demandée et les spécialistes eux-mêmes la trouvent souvent inutile. Ici en effet, c’est dans la mentalité courante que des enfants soient accusé(e)s d’être responsables des malheurs, et il faudra encore bien des décennies pour évoluer .
 
Une adaptation
Par contre précise-t-il, il y a une bonne collaboration avec une police spéciale de protection de l’enfant qui a été chargée de lutter contre ces accusations. C’est grâce à la (MONUC (ONU/RDC)) mission de l’ONU en RDC qu’elle a été mise sur pieds, et nous collaborons très bien avec eux. Lorsqu’un enfant nous arrive, la police essaye de retrouver les parents accusateurs, les amène au poste et sont parfois emprisonnés quelques jours. Ils font comprendre à eux ainsi qu’à leur entourage, que de telles accusations sont des infractions punissables. La loi n’est pas appliquée comme telle, mais ce sont des arrangements à encourager et qui peuvent faire tâche d’huile.
 
Encore plus grave
Dans notre région, à cause de la répression des militaires contre les « rebelles », de nombreux enfants arrêtés ne sont que difficilement transférés devant le tribunal de la jeunesse sous prétexte que ce sont de vrais rebelles et doivent être considérés comme tels.
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- Combien de siècles en Occident pour éradiquer les accusations en sorcellerie : même Jeanne d’Arc.
 
 -  Pour soutenir : SOS Scheut 1070 Bruxelles BE82 0000 9019 7468 avec mention obligatoire : Mpokolo, Kananga, MWM 02243031091
 
  
 
 
 

 


Missions au Congo - par webMaster le 29/07/2017 @ 20:10

 
 
 
 
 
Pour ceux qui ne l’avaient pas vu, voici le lien vers deux émissions
: c’est visible encore 5 jours !
 
Personnellement j’ai très bien apprécié le 2° sur l’histoire du Congo, c’est un bon résumé.
Par contre sur les missionnaires, j’ai été un peu déçu. Il n’y a aucune allusion aux effets pervers de cette occupation missionnaire. En effet, sans remettre en question le courage et la bonne volonté des personnes, on ne peut nier que les méfaits dénoncés par Lumumba n’ont pas été suffisamment dénoncés et contrés par l’Église catholique. Les Protestants l’ont fait, pas le catholiques, parce qu’ils ne pouvaient dénoncer les méfaits connus par le roi, alors qu’ils étaient soutenus par lui et en partie avec des finances.
 
 
 
 
 
 
 
 

André Lemenu s'en est allé - par webMaster le 19/06/2017 @ 18:55

 

Nombreux sont celles et ceux qui ont eut l'occasion de croiser ou de vivre un temps avec André. Il est impossible ici d'en donner les éloges. En effet, un confrère très attentif à tous, entreprenant, car c'est lui qui avait commencé Kintima au Congo, première équipe au Sénégal, communauté rue d'Aerschot, Paris...

Et surtout, un humour à la française !

 

Depuis quelques années, il était dans une maison de grands soins près d'Embourg (Liège), mais il vient de nous quitter ce dimanche


Appel du Pape - par webMaster le 05/06/2017 @ 19:33

 
 
  Demande urgente du Pape François
 
        Le pape François  a appelé tout le monde, partout dans le monde, peu importe où vous êtes ni la croyance ou la religion, à un moment de méditation ou de prière pour la Paix en Syrie et dans le reste du monde . 
 
       "  Toute la planète sera UNIE en prière pour LA PAIX. " Si vous pouvez la transmettre, joignez vous dans une prière urgente, parce que le groupe islamique radical vient de prendre " Quaragost " , la plus grande ville chrétienne d'Irak.Là où il y a des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants chrétiens qui sont décapités. 
 
       Le Pape nous demande une couverture de prières. " Prenez une minute et priez pour eux ". Passez le message à tous vos contacts, ne coupez pas la chaîne,....On nous a demandé de prier, passez aux autres ...Merci. 
 
 
 
 
 

L'UNION EUROPENNE SANCTIONNE DES PERSONNALITES CONGOLAISES RESPONSABLES DES DRAMES ACTUELS EN RDC

    Texte du journal Le Phare , suivi de la réaction d'un juriste concernant la réplique possible de la RDC

 

  « Après en avoir frappé sept en décembre 2017, l’Union Européenne vient d’inscrire neuf personnalités congolaises sur sa nouvelle liste noire.   Les concernées sont désormais interdites de séjour dans les Etats membres de l’Union Européenne tandis que leurs avoirs dans les banques de ces mêmes pays sont gelés. Ces sanctions dites ciblées ont pour soubassement aussi bien les perturbations du processus électoral que les violences et tueries dans la ville de Kinshasa,  le Grand Kasaï, le Haut Katanga, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu auxquelles ces différentes personnalités politiques, administratives et militaires seraient mêlées.        
 
     il s’agit d’Evariste Boshab, ancien ministre de l’Intérieur, d’Emmanuel Ramazani Shadari, ministre de l’Intérieur, de Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et Médias, d’Alex Kande Mupompa, gouverneur du Kasaï Central, de Jean-Claude Kazembe Musonda, gouverneur réhabilité du Haut Katanga, de Kalev Mutond, Administrateur général de l’ANR, d’Eric Ruhorimbere, Brigade général et chef des opérations militaires au Kasai, de Muhindi Akili Mundos, officier supérieur/FARDC, et de Gédéon Kyungu, ancien seigneur de guerre évadé de la prison de Kasapa et chef de la milice Bakata-Katanga supposé se trouver en résidence surveillée à Lubumbashi, après sa reddition l’année dernière avec ses hommes, saluée en fanfare par les autorités nationales.    
   
     A l’exception de Lambert Mende, accusé d’être au cœur de la politique répressive du gouvernement contre la liberté de presse et d’expression, il est reproché globalement aux huit autres personnalités des violations des droits de l’homme. Succinctement, Evariste Boshab est accusé d’être un des planificateurs de l’usage disproportionné de la force par l’armée et la police, dans des actions de représailles contre les miliciens Kamuina Nsapu mais aussi des civils non armés dans le Grand Kasaï. Le même grief est formulé contre son successeur au ministère de l’Intérieur, Ramazani Shadari. Alex Kande est soupçonné d’être, lui aussi, au nombre de commanditaires des violences qui déchirent sa province depuis le mois d’août 2016.
   
En attendant une nouvelle réplique de Kinshasa, on rappelle qu’en décembre 2016, les autorités congolaises avaient dénoncé des sanctions de l’Union Européenne contre la RDC et certains de ses responsables, car ce pays n’est pas membre de cette institution. Par ailleurs, au nom de sa souveraineté, le pays de Mzee Kabila et Lumumba n’admettait pas les ingérences étrangères dans ses affaires internes ».  
 
 
Le  professeur Mwayila Tshiyembe, directeur de l’Institut panafricain de géopolitique de Nancy en France, qui commente les sanctions prises par l’Union Européenne (UE) contre certaines personnalités congolaises, indique que toute organisation internationale peut, de façon unilatérale, prendre des sanctions contre un Etat avec qui elle a signé des accords. Mais, il précise tout de même que la RDC peut riposter à ces sanctions en appliquant la réciprocité.
 
« Les sanctions sont l’un des moyens de pression à la disposition des Etats souverains ou des organisations internationales dans leurs rapports avec les partenaires. Je ne sais pas si les sanctions qui sont annoncées auront un impact sur la vie politique ou sur les personnalités concernées. Les organisations internationales peuvent prendre des actes unilatéraux. Et Ces actes unilatéraux ont  des conséquences sur les Etats contre lesquels ils sont pris. Ces derniers peuvent riposter. C’est ce qu’on appelle la réciprocité », analyse Mwayila Tshiyembe.
 
Il fait remarquer que dès lors  qu’un pays a signé des accords avec l’UE sur la gouvernance démocratique et les respects des droits de l’homme, cette dernière peut prendre des sanctions sur les personnalités de ces pays qui violent ces accords. 
 
 
« Je ne sais pas si les raisons avancées par l’UE sont avérées, mais sur le principe du droit, dès lors qu’il y a un partenariat qui a été signé dans le cadre des droits de l’homme et que l’UE considérant que pour ce qui se passe en RDC, il y a des activités ou des comportements dans les chefs de la Police ou des autorités,  elle peut prendre de actes unilatéraux », rappelle le professeur Mwayila Tshiyembe.
 
- See more at: http://www.radiookapi.net/2017/05/30/actualite/politique/sanctions-de-lue-la-rdc-peut-riposter-en-appliquant-la-reciprocite#sthash.db7YSzbz.dpuf
 
 
 
 
 

 

 


 

Ce dimanche, Oscar sera sacré évêque mais son diocèse au Kasaï est dans la tourmente 

On se souvient du passage d’Oscar Nkolo à Bxl et de la nouvelle envoyée il y a un mois. Son ordination se fera à Kin ce dimanche 28 mai et non dans son diocèse à cause des troubles. Ci-dessous ses réflexions : 
 
A cause de l'insécurité au Kasaï, la date de  mon ordination épiscopale et le lieu sont changés. maintenant c'est pour le 28 mai de cette année au lieu du 21 mai. Ce sera à Kinshasa au lieu d'être à Mweka. 
 
Mais juste après, l'ordination et la réunion des évêques, je dois aller au Diocèse à Mweka pour la prise de possession et y rester pour travailler comme pasteur. Je n'ai pas le choix. C'est là que je dois être, même si je ne sais pas trop bien comment cela va être. je ne dois pas céder à la peur, le Seigneur est notre refuge.
 
Evêché à Mweka, n'existe plus. Pas à cause des pillages, mais de l'usure. Depuis tout un temps mon prédécesseur, par manque d'évêché  vivait dans un ancien couvent abandonné par les soeurs, c'est peut être cela qui m'attend à côté d'autres problèmes plus sérieux encore. 
 
Oui, c'est terrible, est ce que l'Occident ignore ou il ne veut pas savoir( avec tout ce qu'il y a dans les réseaux sociaux), Peut être qu' il y a des choses plus importantes que de s'occuper de la vie des pauvres menacés au Kasaï et au Congo.
Mgr Oscar Nkolo,cicm
 
 
 
 

 
 
Le silence des médias belges est étonnant par rapport au Congo. Les violences continuent au Kasaï et on prie pour qu’elles ne s’étendent pas. Par contre peut-être un très 
 
Léger espoir : Washington s’intéresserait au problème ? Voici un texte de Club Walco
 
     « C’est peut-être sur l’axe Washington et Luanda que pourrait bien se dénouer la crise politique dans laquelle s’enlise la RDC.    
L’Angola vient d’être associé à une réunion stratégique tenue récemment dans la capitale américaine sur le cas spécifique de la RDC. C’est son ministre de la Défense, Joao Lourenço, qui a pris part à cette rencontre de haut rang au Pentagone à côté du secrétaire américain à la Défense, le général James Mattis. Président en exercice de la Cirgl, Luanda veut peser de tout son poids pour la stabilité de la région, ce qui passe par la consolidation de la démocratie. 
     
    Entre Luanda et Washington, c’est le parfait amour. Ceux qui pensaient que le président des États-Unis, Donald Trump, ne s’intéressait pas à l’Afrique, se sont trompés sur toute la ligne. Même si le nouveau locataire de la Maison blanche n’a pas encore désigné son « Monsieur Afrique », c’est-à-dire le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, son administration a activé la diplomatie silencieuse pour nouer ou renouer de nouvelles alliances sur le continent noir. Et pour le cas particulier de la sous-région bouillonnante de l’Afrique, les États-Unis semblent avoir jeté leur dévolu sur l’Angola. De plus en plus, Washington multiplie des indices qui vont dans ce sens.  
       
    Tout récemment, l’Angola a été le seul pays africain associé à une réunion stratégique sur les Grands Lacs, coordonnée depuis le Pentagone, quartier général du ministère américain de la Défense. Côté américain, l’on a noté la présence remarquée du secrétaire à la Défense, James Mattis. Ce qui dénote l’importance que l’administration Trump a accordé à cette réunion. La délégation angolaise était conduite par son ministre à la Défense, Lourenço, dauphin du président José Eduardo dos Santos à la prochaine présidentielle.  
 
    Un communiqué du ministère angolais des Affaires étrangères, relayé par Angop, agence de presse officielle de l’Angola, a indiqué que la réunion de Washington a été consacrée à l'analyse de la situation politique en RDC et au Burundi. Les participants ont discuté essentiellement, précise Angop, de la position que la Communauté internationale devrait prendre pour travailler avec un gouvernement postélectoral en RDC sur la gouvernance politique, économique et de sécurité.
 
Les journaux kinois titrent : La « grande évasion »
 
Concernant le bilan de l’attaque, toujours réservé, en attendant les résultats de l’enquête, Thambwe Mwamba évoque 11 morts: 3 gardiens de la prison, 3 détenus et 5 assaillants qui appartiendraient à la secte Bundu dia Kongo, selon le ministre.
D’après des sources proches de l’enquête, plus de 4.600 détenus auraient disparu dans la nature. Le ministre a renouvelé l’appel du gouvernement aux Kinois à collaborer pour aider à les retrouver ».
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Drames au Kasaïe : Oscar Nkolo - par webMaster le 28/04/2017 @ 09:22

 
 
SITUATION DRAMATIQUE AU CONGO
OSCAR NKOLO (futur évêque de Mweko) et JOS DAS NOUS EN PARLENT
 
    Les médias européens et belges ne parlent pratiquement plus des drames que vivent les Congolais, tellement nous sommes submergés de drames dans le monde. Pourtant nous Scheutistes, surtout les anciens du Congo, sommes appelés à être plus attentifs aux souffrances de nos amis. Oscar Nkolo qui devrait être ordonné évêque le 20 mai et Jos Das étaient parmi nous pour nous en parler. Même si nous sommes totalement impuissants face à ces situations, nous pouvons porter ces souffrances dans nos prières
 
      Le Père Oscar originaire de Mbuji-Mayi a commencé sa Mission en République Dominicaine( en 1987) où il est resté une dizaine d’années avant de faire une année d’études en 1998 aux USA. De retour en RDC, il assumera plusieurs responsabilités   dont celle de recteur au scolasticat pour terminer comme économe dans notre noviciat à Mbudi à partir de 2014. C’est là que le pape François a été le pêché à l’âge de 60 ans pour remplacer Mgr Gérard Mulumba Kalemba qui avait donné sa démission depuis longtemps, vu son âge avancé.
       Nous l’avons rencontré en Belgique et il raconte avec émotion : d’ici quelques jours, je serai de retour dans mon pays, mais la situation (dans le grand Kasaï) et dans mon diocèse est catastrophique. Personne n’aurait pu imaginer une situation pareille. En effet, la population avait mis sa confiance en l’assemblée des Évêques pour régler la succession de Kabila. Malheureusement, avec le décès de Tshisekedi l'opposant historique et l'assassinat d'un chef traditionnel(Kamuina nsapu) la situation s’est totalement détériorée.
      En effet, le pouvoir en place n’ayant plus cet opposant de taille en a profité pour imaginer tous les stratagèmes possibles pour empêcher que les accords de la St Sylvestre se réalisent . C’est ainsi que le mécontentement s’amplifia de plus en plus et se focalisa principalement sur tous les symboles du Pouvoir : commissariat de police, autorités locales, commissaires et même les paroisses catholiques et les écoles.
       A ce désordre, le Pouvoir ne pouvait qu’envoyer la troupe, mais comme rien n’était prévu pour le logement, l’alimentation et le matériel, c’est sur la population que les soldats se sont jetés. Plus les soldats maltraitent la population, plus cette dernière détruit les symboles du pouvoir, et plus il y a des soldats appelés en renfort. Et en plus des attaques contre les symboles du pouvoir, c’est également contre l’Église que certains s’attaquent ; en effet ils accusent l’Église (de ne pas avoir, selon eux, bien joué son rôle de médiateur pour apporter le changement du régime et d’avoir protégé les gens du pouvoir.
     Tout cet imbroglio fait que depuis tout un temps, les tueries, les massacres, les viols, la destruction de bâtiments ne font que s’amplifier, que ce soit de la part des militaires ou des civils. Les villages sont déserts car la population a fui en forêt, les cultures sont délaissées ainsi que les écoles et les soins de santé.
      À notre question de savoir s’il avait peur de prendre poste dans son diocèse, Oscar le futur évêque dit simplement que voulez-vous, les simples chrétiens et la population ne peut pas fuir et se sauver en Europe, moi non plus je ne le ferai pas.
     
Jos Das confirme évidemment ces événements et l’analyse qui en est faite, mais il ajoute une note positive : à Kinshasa malgré toutes les mauvaises nouvelles et le pillage de plusieurs cures ou maisons de religieuses à Kin, la vie continue comme avant. Ainsi, la paroisse de Mbudi ou Bodi di Tsiku Flori est curé a rassemblé 31.000$ pour la construction de leur église, et des milliers de francs congolais.
 
 
NB :   Ndlr : Les observateurs sont d’accords pour dire que tout ce qui peut retarder les élections en RDC est mis en œuvre par les gens au Pouvoir. L’objectif est simple : créer le plus de désordre possible pour arriver au constat que dans ces circonstances, il est impossible d’organiser des élections démocratiques, et donc le pouvoir actuel reste en place. Certains avancent même l’hypothèse qu’au Kasaï, des « infiltrés » venus du Rwanda attiseraient le feu dans le pays, mais ça ….. ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

DEUX PRÊTRES ORDONNÉS EN MONGOLIE

 

        Alors que l'Église catholique en Mongolie célèbre son Jubilé d'argent (25 ans), la communauté célèbre l'ordination en février, de Bernard Kambala, membre de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (CICM) ainsi que d’Antonius Werun. Les Chrétiens dans le pays de Genghis Khan avaient célébré l'ordination sacerdotale du premier prêtre mongol Joseph Enkh en août 2016. Ce sont des cadeaux qui garantissent l'avenir de l'Église en Mongolie, dit à Fides Mgr Wenceslao Padilla, CICM préfet apostolique d'Ulaanbaatar.

      L'évêque dans son message pour le Nouvel An avait écrit que l’année 2017 est pour nous une promesse de grande joie : le jubilé argenté de l'Église catholique en Mongolie (1992-2017) et deux ordinations du sacerdoce. Ces prêtres et missionnaires donneront une nouvelle impulsion à notre communauté (…) La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, qui célèbre aussi les 25 ans en Mongolie, se réjouit que le Seigneur expédie encore des ouvriers à sa vigne et nous montre son visage bienveillant.

      Bernard Kambala, originaire du Congo est arrivé en Mongolie en août 2014 après ses études au Cameroun, il a étudié la langue et la culture mongole pendant son service pastoral à Ulaanbaatar. Depuis janvier il commencé à publier une méditation quotidienne sur la Parole de Dieu en mongol.

     Il y a plus de 50 missionnaires et religieux de 14 pays en Mongolie. La communauté catholique copte un bon millier de membres et des centaines de catéchumènes répartis dans 6 paroisses et trois futures paroisses.

 Agence Fides 21/02/2017

 

 

 

 

 

 

 


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