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Un Scheutistes laïc en Chine - par webMaster le 14/09/2014 @ 09:01

 

 

 

SAVIEZ-VOUS QUE …  UN SCHEUTISTE LAÏC : PAUL SPLINGAERD

 

Ayant connu Théophile Verbist comme aumônier à l’Ecole Militaire, ce jeune Espiègle Bruxellois de 23 ans se joignit à la toute première caravane Scheutiste pour la Mongolie Intérieure en 1865, mais en tant que laïc.

 

 

Exceptionnellement habile, à peine arrivé à Siwantze, il est le factotum qui arrange tout, qui s’adapte et n’a pas froid aux yeux. Il se rend plusieurs fois à T’ientsin pour y chercher le subside de la mission, malgré le danger d’être assailli par les brigands. Extraordinairement doué pour les langues, il apprend le chinois rien qu’à l’oreille et au bout de quelques mois, il aide les Scheutistes pour traduire leurs sermons en chinois.

Suite à la mort prématurée du Fondateur, il perd ses fidèles compagnons et gagne Péking pour y chercher du travail. Il entre en contact avec des ambassadeeurs qu’il impressionna par sa connaissance de la langue et sa débrouillardise. Il guidera vers l’intérieur du pays des visiteurs de haut rang ou des explorateurs, en tant qu’interprète et garde du corps. Il parle en effet le chinois, l’allemand, l’anglais, le français, et s’en tire en mongol, russe et turc.

Commerçant en laine et cuir, il parcourt les routes de la Mongolie Intérieure où réside le P. Verlinden qu’il a choisi comme confident. A 30 ans, il pense à se marier avec une jeune Chinoise de l’Internat de la Mission, mais… elle veut devenir religieuse. Le P. Verlinden lui conseille de se marier et de bien éduquer ses filles de sorte qu’elles aspirent à la vie Religieuse. Effectivement, Paul et Marie eurent une douzaine d’enfants dont quatre devinrent Religieuses. Leurs trois garçons se marièrent avec des Chinoises et les autres cinq filles épousèrent toutes des Belges.

Grâce à ses bonnes relations, en 1881 il est nommé mandarin et responsable de la douane à la frontière avec la Russie. On n’avait jamais vu une distinction pareille attribuée à un étranger. Mgr Otto dira : Je ne vis jamais d’Européen qui alliât mieux le caractère de chez nous au caractère chinois…..c’est un vrai génie naturel, un Marco Polo “.  

En 1900, en pleine insurrection des Boxers, grâce à ses contacts, les missions du Kansou connurent un peu de tranquillité. Il essayera aussi d’arranger la question de la réparation des dommages encourus par les missions et défendra la cause des chrétiennes chinoises qui avaient été vendues aux musulmans.

En 1904, son chapeau s’orna d’un bouton rouge et d’une queue de renard, signes honorifiques que seules les hautes autorités militaires ont le droit de porter.

Pour son travail, Paul revient en Belgique en 1905, et reste en contact  étroit avec Scheut. Mais à peine débarqué, les journalistes se mirent à ses trousses comme des chiens enragés….dira-t-il avec son accent bruxellaire.

De retour en Chine, il mourut en chemin à Singanfou en 1906. La tombe de Mr.& Mme Splingaerd se trouve au cimetière Chala de Pékin.

Ce jeune aide-laïc qui accompagna notre Fondateur en Chine a dépassé de loin ce que  l’on attendait de lui en tant que soutien polyvalent pour la mission.

JP. Bénit  :  Extraits de  Profils CICM d’Albert Raskin, cicm-Roma 1982.