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Scheut pendant la guerre 14-18 - par webMaster le 09/11/2018 @ 20:21

 
 
 
 
127 SCHEUTISTES PARMI LES « POILUS » DE 1914-1918 : 14 tués
 
Frans Maes, est tué le 11 novembre au matin à Semmerzake en voulant ramener un soldat à l’abri.
 
 
    Cinquante ans après la création de leur Institut,  les 630 scheutistes dispersés dans le monde décident une « réunion de cœur » le 24 octobre à la maison-mère de Scheut pour célébrer leur jubilé. Mais la guerre passe par là. Pour ne pas être réquisitionnés par les Allemands, tous les jeunes étudiants fuient par des chemins de traverse aux Pays-Bas et  rejoignent l'Angleterre. Le service militaire obligatoire n’existait pas encore en Belgique. 
 
    En octobre 1914, ils se retrouvent à Stamford Hill (Londres) avec leurs professeurs dans une maison de retraites que les Dames du Cénacle ont libérée. La vie studieuse reprend son cours. Plusieurs seront ordonnés et certains rejoindront les missions du Congo. Londres devient le quartier général de la Congrégation, le père Florent Mortier étant le Supérieur Général. 
    Le 24 octobre 1914 des festivités sont organisées à Stamford Hill qui réunissent de nombreux supérieurs et des admirateurs qui exaltent l’œuvre de la Congrégation. Un missionnaire est supposé plus fort que le monde qui le combat et capable de se placer plus haut que toutes les épreuves. Eh bien, les Pères de Scheut ont montré qu'ils font tout cela affirme un grand journal de Londres.
    En juillet 1915 le gouvernement belge mobilise.  Tous les jeunes cicm partent pour le camp d'Anvours, près du Mans en France, pour leur formation d'ambulanciers et de brancardiers. Ils sont 127. Parmi eux il y a un jeune liégeois, Maurice Sérulier, qui vient d'être ordonné à Londres. Il meurt dans un accident ferroviaire à Yvré-l'Évêque le 13 octobre 1915 a 24 ans.
   
    En 1916, tous sont au front. 14 seront tués et 27 blessés plus ou moins grièvement, 5 seront faits prisonniers en Allemagne. En 1916 la Congrégation acquiert une maison au Tréport près d’Abbeville en France, afin d'accueillir ceux qui reviennent du front de l'Yser pour un congé ou pour une convalescence. C’est le P. Albert Gueluy, né à Anvaing qui en sera le responsable. Il avait été ordonné prêtre à 1872 et était parti en Chine cinq ans plus tard. Revenu en 1887, il part en pionnier avec la première équipe qui va au Congo. Un an plus tard. Il en reviendra gravement malade. 
     
En 1915 il est assistant du Supérieur Général, et passant par les Pays-Bas il rejoint les confrères en Angleterre, puis en France. Il s'installe à Anvours pour accompagner les jeunes qui se préparent à rejoindre le front, avant d’aller au Tréport. A l'armistice, en 1918, il rentre en Belgique avec les confrères soldats. Ayant ainsi bourlingué, il mourut quand même paisiblement à Scheut le 22 décembre 1924. Des types comm'ça, y en a pas beaucoup notera un confrère.
     
Deux mois avant la fin de la guerre, sept scheutistes seront encore tués : Gaston Devel, Herman Chielens, Karel Rathé, près de Roeselare, Gervais Toussaint, Jan Cops. Jozef Tirzen perdra la vie le 1° novembre à Zomergem et Frans Maes, le 11 novembre au matin à Semmerzake en voulant ramener un soldat à l’abri.
 
Il est inutile de dire qu’après avoir vécu la solidarité, la promiscuité et la boue des tranchées, ainsi que le danger permanent, le retour au séminaire ne fut pas des plus faciles : discipline des horaires, port de la soutane, silence dans les couloirs et rigueur des cours… !