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UNE SEULE EGLISE EN CHINE - par webMaster le 20/12/2018 @ 12:24

C'est un accord historique : il n'y a plus ni Église gouvernementale, ni Église souterraine : une seule et même Église reconnue par la Chine et par le Pape reconnu non plus comme chef d'État, mais comme chef religieux.

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ACCORD HISTORIQUE ENTRE PÉKING (BEIJING) ET LE PAPE.

FIN DU CONFLIT ÉGLISE GOUVERNEMENTALE / ÉGLISE SOUTERRAINE
 
 
Le Pape est pasteur suprême de l’Église
Le 22 septembre, le Vatican et Beijing ont signé un accord historique pour l'Église en Chine. Pour la première fois de son existence, la République Populaire de Chine a signé un accord reconnaissant le Pape comme pasteur et tête de l'Église. Jusqu'à maintenant, la Chine ne reconnaissait le Pape que comme souverain de l'État du Vatican. Ainsi la Chine ignorait la tâche principale du Pape, celle de tête de la communauté ecclésiale Catholique universelle. L'accord concerne donc uniquement la pastorale et n'a rien à voir avec des relations politiques ou diplomatiques.  Quand le Pape nommera un évêque en Chine cela ne sera plus considéré comme une ingérence dans les affaires internes de la Chine. Dorénavant cela sera comme relevant normalement de la tâche et du privilège du Pape qui est reconnu en tant que tel.
 
Tous les évêques sont en communion avec le Pape, même ceux nommés par le Gouvernement.
De son côté, Rome reconnaît officiellement les évêques qui avaient été nommés par le Gouvernement sans l’accord du Pape. Depuis 60 ans, l’existence de ces évêques non-nommés par Rome fut une des grandes préoccupations de l’Église. Le rétablissement de cette communion avec Rome était essentiel et mérite d'être célébré. En outre, il devient possible que dans un proche avenir, le Pape puisse nommer, en accord avec le gouvernement chinois, un évêque dans la trentaine de diocèses, qui jusqu'à maintenant n'ont pas d'évêque. Donc, encore un problème résolu. C'est pourquoi nous pouvons parler d'un accord historique et pour le bien de l’Église en Chine. Le Pape François avec son équipe de négociateurs, capables et ayant des années d'expérience dans ce domaine, sont parvenus à cet accord (…..).
 
Soixante ans de témoignage
Toutefois, le grand mérite pour cet accord revient aux pasteurs et aux fidèles de l'Église en Chine. Sans soixante ans de témoignage courageux de fidélité à Rome de la part de la communauté croyante de Chine – de l'Église “officielle” comme de la “souterraine” - le Pape ne serait jamais parvenu à cet accord. En Chine, les deux communautés ecclésiales sont profondément divisées concernant la collaboration et le dialogue avec le gouvernement communiste tout en rendant chacune à sa façon un témoignage crucial de fidélité à Rome. La communauté souterraine était en conflit avec le gouvernement, surtout quant à son unité prononcée avec Rome. Le double témoignage était clair pour tous en Chine. Il a amené l'autorité civile à reconnaître le Pape comme tête de l’Église universelle, de sorte que maintenant il obtient aussi le droit de nommer des évêques après l'accord du gouvernement.
Évidemment nous ne connaissons pas (encore) le texte complet, mais il est évident que l’accord est limité, aussi bien dans le temps que quant à son contenu. Il sera évalué après quelques années. En tout cas dès maintenant l'espoir est réel que dans un proche avenir le Pape pourra enfin, en accord avec le gouvernement, nommer des évêques dans les diocèses chinois. Deux évêques chinois ont déjà pu participer à Rome au Synode des évêques. Le Pape était visiblement ému quand il les a accueillis lors de l’audience générale.  
 
Extraits de la lettre CICM, Institut Verbiest, KU Leuven, Belgique