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Pierre Ruquoy : victime de la dispersion d’insecticides 
 
 
       On se souvient qu’il y a douze ans, Pierre quittait la République Dominicaine pour la Zambie. Très vite il n’a pu refuser de répondre positivement à la demande de familles qui, ayant déjà plusieurs orphelins à charge, ne pouvaient en accepter un en plus. C’est ainsi qu’aujourd’hui près d’une soixantaine de jeunes, garçons et filles, vivent dans ce petit centre géré actuellement par Pierre et un confrère cicm.
 
     Mais son dernier séjour pour soins médicaux en Belgique a été l’occasion de réfléchir sur l’origine de sa maladie de Parkinson. En effet, vivant dans un petit village de coupeurs de cannes à sucre en République Dominicaine, il est certain d’avoir été victime de l’insecticide dispersé par avion dans les champs voisins. Deux de ses confrères qui l’avaient précédé dans les environs (Frank De Waele et Gérard Rogmans) sont décédés également gravement atteints par cette maladie. De même, un bon nombre de travailleurs dans les Bateys (camps de travailleurs) tremblaient comme des feuilles au vent au moment de leur décès.
 
   Sur place, Pierre avait déjà contacté l’entreprise responsable de la dispersion du produit, mais celle-ci avait nié tout effet secondaire. Comme Pierre ne se laisse pas faire, il avait dénoncé ce danger dans des journaux. Le patron de l’entreprise a voulu acheter son silence en l’invitant à un petit banquet chez lui. 
 
    Comme Pierre avait décliné l’invitation, c’est l’un des chefs de la sucrerie qui s’est déplacé en jet avec tous les plats. Arrivé à la Paroisse, il a été accueilli par un grand merci, j’ai déjà mangé, mais vous pouvez aller à tel endroit donner ce repas aux malheureux qui sont victimes de votre produit ! Peu après, des agents sont venus discuter avec lui ; Pierre leur a offert un verre d’eau et, en se quittant, il leur a dit : Puisque vous assurez que votre produit n’est pas nocif, j’en ai mis un peu dans l’eau ! Voir la tête des agents.
 
    L’entreprise a également essayé d’acheter son remplaçant en lui faisant parvenir une bonne somme d’argent, mais notre confrère l’a fait transférer chez l’évêque. En Belgique, un médecin de l’hôpital St Pierre à Ottignies lui a affirmé qu’il connaissait ce produit et qu’effectivement, il engendrait des effets secondaires graves pour la santé. Aujourd’hui, Pierre envisage de recommencer ce combat pour la santé des coupeurs de canne à sucre.
 
Jean Peeters