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50.000 SDF en Belgique. Et dans le monde ? - par webMaster le 28/12/2011 @ 18:36

     Les médias belges s'en sont donnés à coeur joie en diffusant cette nouvelle jetée en pâture par le DAK/Antwerpen et le Front Commun SDF : il y aurait bien 50.000 sans domiciles en Belgique ! Effectivement, cela paraît exagéré, surtout si on considère qu'être SDF, c'est dormir dans la rue ou dans un des abris de nuit et être remis à la rue pour le journée. Il pourrait alors y en avoir seulement 2 à 3.000.

    Par contre, si on ajoute toutes celles et ceux qui sont hébergés dans des homes, le chiffre augmente déjà sérieusement, quand on sait qu'il y en a 23 rien qu'à Bruxelles ! Mais si on ajoute les squats communautaires et privés + ceux qui se sont réfugiés dans des garages, des abris de jardin ou des caravanes, on va encore plus loin. Et finalement, si on rejoint la définition prônée par l'Union Européenne qui considère qu'en Europe, être sans abri, c'est ne pas avoir de vrai "chez soi", c'est à dire un logement propre et décent, et qui n'est pas un taudis, alors on peut dire qu'en Belgique, à côté de celles et ceux qui se prélassent dans des palaces, il peut y avoir au moins 50.000 personnes qui n'ont pas de vrai "chez soi". Inutile d'ajouter encore les milliers de réfugiés qui errent aux alentours de certaines grandes villes.

Et cette définition "large" de SDF fait polémique déjà en Belgique, car le Ministère de l'intérieur n'est absolument pas d'accord, puisque, question sécurité, il veut "localiser" tout le monde. Mais bien d'autres pays, comme l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal et les pays de l'Est refusent catégoriquement cette définition large de sans domicile : ce serait une honte pour eux de devoir donner des chiffres astronomiques.

Que dire alors de ce qui se passe dans le monde entier ?
(citations du site des Nations Unies) : 

À la fin de 2007, le nombre de réfugiés dans le monde a atteint 14 047 300, son niveau le plus élevé depuis 20015.

 

(...) Environ deux tiers des personnes déracinées dans le monde sont déplacées à l'intérieur de leur propre pays. Elles sont connues sous le nom de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (personnes déplacées) et, depuis quelques années, le HCR joue un rôle de plus en plus important pour leur venir en aide. D'après les chiffres datant de décembre 2009 publiés par le Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC), on comptait 27 millions de personnes déplacées dans le monde en 2009, soit une augmentation par rapport à 2008.

A la fin 2010, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés prenait en charge environ 14,7 millions de personnes déplacées, soit un chiffre supérieur au nombre total de réfugiés relevant de la compétence du HCR. Comme les réfugiés, ces personnes ont été déracinées par les conflits, la violence généralisée et les violations des droits de l'homme. Le HCR vient en aide aux personnes déplacées dans le cadre plus global de l'intervention de la communauté internationale (...)

Conclusions


Les causes de ces déracinement et de ces exodes sont connues : guerres, sécheresse, climat, famines etc...
Nous n'avons pas à être fiers de cette situation, surtout que plus d'une fois la politique économique de nos pays industrialisés ont contribué pour une bonne partie à ces désastres.

Que faire ? Certainement pas nous sentir coupables.
 Ce n'est pas nous qui laissons des milliers de logements vides en Belgique, ou qui anéantissons la forêt amazonienne. Par contre, nous ne pouvons ignorer ces dysfonctionnements en Belgique, en Europe ou dans le monde. Rester informés, rectifier les opinions erronées, et rester indignés, voilà une attitude positive que nous devons transmettre aux générations qui nous suivent. Et puis, aussi, savoir que depuis le 1° Noël, Dieu s'est mis du côté des opprimés, et donc, qu'il y a de l'espoir.

Que 2012 mobilise encore + d'Indignés contre la dictature de l'argent dans le monde entier